Traduction d’un article par « L » d’Allison Montgomery sur le site Femininspire.com
Vous êtes enceinte et êtes en train de vous renseigner sur les manières de fournir à votre bébé la meilleure alimentation possible, mais aussi comment le nourrir après ses premiers progrès. Vous êtes une jeune maman épuisée, frustrée de ne pas pouvoir produire assez de lait pour votre enfant et blessée de ne pas se sentir capable d’allaiter comme c’était prévu pendant la grossesse. Vous allez bientôt reprendre le travail, et vous vous inquiètez de savoir comment gérer à la fois votre carrière et votre allaitement.
Vous êtes une jeune maman, qui lutte contre une dépression, déchirée entre la décision de soigner sa santé psychique en prenant des médicaments, ou continuer l’allaitement. Il y a tant de scénarios et de raisons de culpabiliser, d’être triste, d’être impuissante pendant l’allaitement – même si cela se passe bien et c’est le choix de la mère, ou si une méthode alternative tels des compléments ou du lait artificiel semble être un choix supérieur.
D’où vient cette culpabilité et cette honte ? Il y un message écrasant du « sein supérieur » dans notre société et notre culture depuis des années, et cette vision limitée des chose a besoin d’être reconsidérée pour que les mères fassent un vrai choix informé et cesse enfin de culpabiliser, de se sentir honteuses et confuses.
Il y a beaucoup de mères qui souffrent de dépression post partum, ou de dépression avant, pendant ou après la grossesse, et qui sont forcées de choisir entre prendre soin de leur santé mentale et l’allaitement.
Et la focalisation de la société sur l’allaitement qui serait le meilleur moyen de nourrir votre bébé, rends la culpabilisation insurmontable, nourrissant le cycle de la dépression. Cette impossible choix rends la maman dépassée, culpabilisée, et coincée dans une situation où elle ne se sent plus capable de prendre soin à la fois d’elle-même et de son bébé, sans parler de l’idée même d’être définie en tant que mère par sa façon de nourrir son enfant. Et ce n’est pas la seule raison qui fait que certaines sont incapable d’allaiter : certaines doivent choisir d’autres options à cause d’une infection, un problème de production, des problèmes physiques ou un mode de vie différent.
Et si le choix différent est le lait artificiel ? Est-ce si mal ? Selon Joan Wolf, peut être pas. Wolf est une professeure spécialisée en études de genre au Texas, et a écrit un livre « L’allaitement est-il meilleur ? » qui offre une vision honnête sur nos croyances selon lesquelles l’allaitement est la meilleure façon de nourrir son enfant.
Wolf s’aventure à dire que « les discussions générales sur l’allaitement en disent long sur l’engouement à propos de la responsabilité et la perfection maternelle en Amérique qu’elles n’en disent sur les bénéfices concrets de l’allaitement ». Elle explique aussi sa préoccupation principale avec le sein dominant mais instable : « les choix à propos de l’alimentation des enfants sont encadrés par des personnes et des institutions perçus comme autoritaires ». Wolf a d’abord débuté ses recherches à cause du manque d’intêret des féministes à ce sujet où remettant en question l’allaitement comme geste social. Elle mentionne aussi que tout les problèmes émotionnels dus à l’allaitement peuvent surprendre une mère et lui faire se demander pourquoi les féministes ne luttent pas autant avec l’alimentation infantile comme elles le font avec beaucoup d’autres aspects de la vie reproductive et des soins des enfants.
En tant que maman d’un bambin, femme enceinte, et féministe, je ne pouvais pas être plus d’accord, et j’avais les mêmes interrogations. J’ai senti grandir cette culture qui ne concoit qu’une seule option acceptable pour nourrir son enfant, et les jugements qui viennent après avoir choisir l’autre manière. En fait,pendant mon séjour à a la maternité avec ma fille, même si j’avais prévu d’allaiter, on ne m’a pas demandé une seule fois comment je comptais nourrir mon bébé, et l’infirmère a immédiatement mis le bébé au sein après sa naissance. Même si j’étais d’accord avec cette façon de faire, et que j’ai allaité 4 mois avant de retourner au travail, le fait qu’on ne m’ait rien demandé ni donné l’opportunité d’exprimer mes choix n’a jamais était oublié.
Ma décision a été acceptée par mes médecins, infirmières et même les membres de ma famille, qui demandait plus souvent comment l’allaitement se passait que comment j'allais moi,comment je m’adaptais à ma nouvelle vie de maman. Ces sentiments de culpabilité et de honte ont continués quand, après être retournée au travail, je n’ai pas rejoins les mamans qui tirait leur lait au déjeuner, au lieu de cela j’ai choisir de sevrer ma fille et la nourrir au lait artificiel. Je n’étais pas sûre de ce qui me faisait me sentir coupable et honteuses, et me demandait d’où est ce que pouvais provenir ce message indiscutable selon lequel l’allaitement était le plus important, aussi bien pour couvrir les besoins nutritionnels de mon bébé, sa santé, son attachement, et même son intelligence future. Comme Wolf l’a dit, « l’allaitement est devenu le Saint Graal de la santé, et le lait artificiel équivaut à donner de la nicotine à son bébé ». C’est un aspect de l’histoire que je peux constater et considérer à l’approche de la décision sur la façon de nourrir mon second bébé, alors que je devrais aussi prendre soin de ma santé psychique.
Elisabeth Badinter s’est également battue pour les droits des femmes, et une partie de son combat s’est focalisé sur la manière dont la maternité posent souvent des restrictions et des attentes irréalistes sur les épaules des femmes. Dans son livre « Le Conflit : La femme et la Mère », Badinter explique « Les tabous qui entourent désormais la péridurale, le lait artificiel, les couches jetables, les crèches- et tout ce qui détourne l’attention de la mère envers sa progéniture-a transformé l’éducation des enfants en quelque chose qui fait régresser la condition des femmes ».
Cela inclus l’allaitement, et elle explique comment notre approche de l’allaitement réduit le choix des femmes. Après neuf long mois pendant lesquels votre corps n’est plus le votre, les contraintes physiques de l’allaitement prolonge cette sensation de perdre le contrôle de son corps. Les mères doivent encore faire attention à ce qu’elles mangent, se restreindre, et leur mode de vie change pour continuer d’allaiter. Certains de ces changements sont de petits sacrifices pour une mère qui préfère nourrir au sein, mais certains de ses changements signifie compromettre le choix des femmes, leur chemin, mode de vie et même leur santé. Wolf partage un commentaire d’un conseiller dans une clinique Femme-enfants-bébé « qui se lamente de la tragédie des mères adolescentes qui choisissent d’aller à l’école plutôt que d’allaiter leurs bébés ». Si vous me demandez, quelque chose ne va pas quand les femmes se sentent honteuses de faire de leur éducation, carrière et leur corps une priorité après avoir accouché, quand c’est définitivement leur propre décision.
Il y a beaucoup plus de choses qui entrent en compte pour élever un nouveau né puis un enfant en bonne santé et en bon développement. Wolf mentionne certaines de ces facteurs qui sont souvent très observés dans les études qui ont été faites, incluant les soins de santé des enfants, les habitudes de santé des familles, comme le lavage des mains, la parentalité responsable, les premières expériences d’apprentissage d’un enfant, combien de fois un enfant lit, le statut socio économique et financier des familles, la santé mentale des mères, qui influence aussi l’attachement, si l’enfant est en crèche ou à la maison, la liste est longue. La plupart des études utilisées pour promouvoir et démontrer que l’allaitement est le échouent à contrôler ces facteurs.
Vous voyez, il y a vraiment plus pour devenir une bonne mère et élever une petite âme intelligente et saine qu’une méthode d’alimentation, et j’ai pu le constater pas seulement en tant que mère, mais aussi en spécialiste de la petite enfance.
Il y a besoin d’un changement culturel une nouvelle fois, où nous définirons une maternité basée sur plus qu’une facette ou un choix. Pour certaines femmes,allaiter est le meilleur,naturel,gratifiant,et le bon choix pour elle et leur famille. Mais n’isolons pas celles qui ont besoin et veulent faire un autre choix. Il y a beaucoup de jeunes enfants en bonne santé,heureux,qui ont été à la fois allaités au sein et au biberon. Commençons à honorer tout les sacrifices de la maternité, et donnons à la maternité tout le soin qu’elle mérite – en tant que job unique, à multifacettes, plein de challenges, beau, et qui va bien au-delà des frontières d’une boite de lait ou d’un sein.
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mardi 29 octobre 2013
samedi 12 octobre 2013
La mère nourricière, une raison d'un non-allaitement.
La mère nourricière, une raison d'un non-allaitement.
Le titre peut vous semblez à priori contradictoire (voir un brin provocateur), pourtant au fil de ce texte vous allez comprendre (ou pas), pourquoi, parfois, allaiter, peut nous sembler ne pas être le meilleur choix pour son enfant.
A tord, oui, certainement, aux vues de ce qui est prévu par Dame Nature, mais une jeune maman, peu avertie, angoissée, peut faire le choix du LA, à un instant T, véritablement pour le bien de son bébé...
"Il était attendu cet enfant, attendu depuis des années, presque depuis toujours. Sa maman l'attendait, sans véritablement croire ce qui allait enfin se produire, elle allait devenir mère, enfin. Entourée de drames péri-nataux, elle se protégeait malgré tout, elle tentait, parfois de mettre de la distance entre elle et son bébé, pour se protéger, au cas où...
Elle savait que tout pouvait basculer, et que le rêve qu'elle semblait vivre, pourrait virer en un instant en cauchemar.
Au 1er abord, elle ne s'en rendit pas compte, mais son bébé lui fit un cadeau, il dépassa sa date de DPA. L'impatience prit donc la place de l'angoisse, et elle mit au monde son bébé, sans déclenchement, un joli samedi d'automne, calmement, sereinement. Son bébé et elle, avaient agit "encore mieux que dans les livres" lui avait assuré la SF.
C'est ce qui leur fallait, pour commencer leur vie ensemble.
On lui demanda si elle comptait allaiter son enfant, elle répondu que oui, ça lui semblait naturel. Trop naturel même en fait.
Car elle ignorait tout de l'allaitement, elle imaginait que c'était simple, à peine né, le bébé au sein, le lait jaillierait, l'enfant serait nourrit.
Elle ignorait qu'il y'avait "une montée de lait", qui pouvait mettre du temps à arriver, plusieurs jours même.
Son bébé tétait, pleurait, tétait, pleurait... il était rouge, énervé, elle se sentait impuissante, dépassée.
Au bout de 3 jours son bébé, celui qu'elle avait tant attendu, celui qu'elle voulait tant aimer, n'était qu'une boule de nerfs, de cris, et de pleurs.
En son sein, elle ne sentait rien. Faire téter son bébé n'avait plus rien de naturel, pour elle, cet acte, ce geste ne menait à rien, ne servait à rien.
Elle appella une SF, demanda du lait, un biberon. La SF lui demanda plusieurs fois si elle était sûre, si c'était bien ce qu'elle voulait.
Elle voulait nourrir son enfant, elle savait que c'était ce qui lui fallait, c'était ce qu'elle voulait, son sein ou pas, elle s'en fichait royalement, elle voulait remplir son rôle primaire de mère : nourrir son bébé.
Elle lui donna son 1er biberon, il l'engloutit, pour la 1ère fois, elle découvrit le vrai visage de son enfant, un visage doux, apaisé, repu. Pour la 1ère fois, pour elle, elle avait accomplit un geste maternel, elle avait soulagé, nourrit son bébé.
Pour elle, et pour lui, elle avait fait un choix, celui qui lui paraissait le plus juste, le plus adéquat, à cet instant T de leur vie.
Elle était mère nourricière."
H
Le titre peut vous semblez à priori contradictoire (voir un brin provocateur), pourtant au fil de ce texte vous allez comprendre (ou pas), pourquoi, parfois, allaiter, peut nous sembler ne pas être le meilleur choix pour son enfant.
A tord, oui, certainement, aux vues de ce qui est prévu par Dame Nature, mais une jeune maman, peu avertie, angoissée, peut faire le choix du LA, à un instant T, véritablement pour le bien de son bébé...
"Il était attendu cet enfant, attendu depuis des années, presque depuis toujours. Sa maman l'attendait, sans véritablement croire ce qui allait enfin se produire, elle allait devenir mère, enfin. Entourée de drames péri-nataux, elle se protégeait malgré tout, elle tentait, parfois de mettre de la distance entre elle et son bébé, pour se protéger, au cas où...
Elle savait que tout pouvait basculer, et que le rêve qu'elle semblait vivre, pourrait virer en un instant en cauchemar.
Au 1er abord, elle ne s'en rendit pas compte, mais son bébé lui fit un cadeau, il dépassa sa date de DPA. L'impatience prit donc la place de l'angoisse, et elle mit au monde son bébé, sans déclenchement, un joli samedi d'automne, calmement, sereinement. Son bébé et elle, avaient agit "encore mieux que dans les livres" lui avait assuré la SF.
C'est ce qui leur fallait, pour commencer leur vie ensemble.
On lui demanda si elle comptait allaiter son enfant, elle répondu que oui, ça lui semblait naturel. Trop naturel même en fait.
Car elle ignorait tout de l'allaitement, elle imaginait que c'était simple, à peine né, le bébé au sein, le lait jaillierait, l'enfant serait nourrit.
Elle ignorait qu'il y'avait "une montée de lait", qui pouvait mettre du temps à arriver, plusieurs jours même.
Son bébé tétait, pleurait, tétait, pleurait... il était rouge, énervé, elle se sentait impuissante, dépassée.
Au bout de 3 jours son bébé, celui qu'elle avait tant attendu, celui qu'elle voulait tant aimer, n'était qu'une boule de nerfs, de cris, et de pleurs.
En son sein, elle ne sentait rien. Faire téter son bébé n'avait plus rien de naturel, pour elle, cet acte, ce geste ne menait à rien, ne servait à rien.
Elle appella une SF, demanda du lait, un biberon. La SF lui demanda plusieurs fois si elle était sûre, si c'était bien ce qu'elle voulait.
Elle voulait nourrir son enfant, elle savait que c'était ce qui lui fallait, c'était ce qu'elle voulait, son sein ou pas, elle s'en fichait royalement, elle voulait remplir son rôle primaire de mère : nourrir son bébé.
Elle lui donna son 1er biberon, il l'engloutit, pour la 1ère fois, elle découvrit le vrai visage de son enfant, un visage doux, apaisé, repu. Pour la 1ère fois, pour elle, elle avait accomplit un geste maternel, elle avait soulagé, nourrit son bébé.
Pour elle, et pour lui, elle avait fait un choix, celui qui lui paraissait le plus juste, le plus adéquat, à cet instant T de leur vie.
Elle était mère nourricière."
H
Bib, sein et féminisme.
On ne choisit pas de donner le biberon par féminisme.
On ne choisit pas de donner le biberon par féminisme.
On ne choisit pas l'allaitement par féminisme.
On ne choisit pas le biberon pour se libérer du joug du naturalisme.
On ne choisit pas l'allaitement pour se libérer du joug de l'industrie laitière.
On fait des choix -tant qu'il en sont et qu'ils en seront- car ils correspondent à ce que nous pensons, à ce que nous vivons, à ce que nous pouvons faire, ou pas, à l'instant ou nous prenons nos décisions.
Le féminisme, dans ces cas-là, c'est être capable d'être à l'écoute de la femme que nous sommes.
Et l'enfant dans tout ça ?
Et l'enfant dans tout ça ?
Oui, il va subir ou non notre choix, comme il a subi et subira tous les choix que nous faisons pour lui, à travers nous, dès l'instant même de sa conception.
On va tenter, toutes au mieux, de faire ce qui sera le mieux pour lui, parfois on réussira, parfois on échouera, parfois, on se dira simplement qu'on fera mieux la prochaine fois.
Je suis née mère, cela ne m'a pas transformée en machine de guerre, je suis faillible, et mes enfants m'en remercient, la pression pour eux sera moins grande.
H
vendredi 11 octobre 2013
La guerre du sein n'aurait plus lieu...
La guerre du sein n'aurait plus lieu.
Si... :
- on ne se sentait plus culpabilisé au moindre article sur le lait maternel
- on ne transposait plus aux autres nos propres ressentis (plénitude ou souffrance lors des tétées par ex.)
- on ne fermait plus les yeux sur les facteurs du risques du lait artificiel...
- on ne se sentait pas meilleure mère car on allaite son enfant
- on ne pensait pas qu'allaiter était juste une fonction de vache laitière
- on ne disait pas que les mères qui donnent le biberon sont des pseudo-mères
- on ne trouvait pas qu'allaiter un enfant de plus d'1 an était incestueux
-on acceptait que pour ce choix là, on a fait moins bon si on allaite pas
-on admettait que celles qui ne donne pas le sein, sont éventuellement sur d'autres points meilleures que nous
- on arrêtait de penser qu'être mère se limitait à l'allaitement
- on arrêtait de penser qu'être mère se limitait à donner le biberon
- on était réellement informé sur l'allaitement, et ses difficultés
- on était vraiment aidé lors de la conduite de l'allaitement
- on arrêtait d'être dégouté de voir un bébé même nourrisson nourrit au biberon
- on arrêtait d'être dégouté de voir un bébé téter sa mère au restaurant/au magasin ou sur un banc public
- on admettait que le lait maternel n'est pas une garantie absolue de bonne santé
- on admettait que le lait artificiel n'est pas une garantie absolue de mauvaise santé
- on ne se vexait pas quand on annonce que le lait maternel est la norme biologique
- on ne disait plus que les femmes qui donnent le biberon sont des idiotes ou des vendues
- on arrêtait de croire que le choix du biberon est forcément un choix non éclairé
Voilà, une liste non exhaustive, de ce qu'il faudrait, juste de l'aide, du respect, sans fausse compassion, sans vraie méchanceté... Se voir comme des mères, semblables, se voir comme une unité, embarquée dans la même "galère".
H
Si... :
- on ne se sentait plus culpabilisé au moindre article sur le lait maternel
- on ne transposait plus aux autres nos propres ressentis (plénitude ou souffrance lors des tétées par ex.)
- on ne fermait plus les yeux sur les facteurs du risques du lait artificiel...
- on ne se sentait pas meilleure mère car on allaite son enfant
- on ne pensait pas qu'allaiter était juste une fonction de vache laitière
- on ne disait pas que les mères qui donnent le biberon sont des pseudo-mères
- on ne trouvait pas qu'allaiter un enfant de plus d'1 an était incestueux
-on acceptait que pour ce choix là, on a fait moins bon si on allaite pas
-on admettait que celles qui ne donne pas le sein, sont éventuellement sur d'autres points meilleures que nous
- on arrêtait de penser qu'être mère se limitait à l'allaitement
- on arrêtait de penser qu'être mère se limitait à donner le biberon
- on était réellement informé sur l'allaitement, et ses difficultés
- on était vraiment aidé lors de la conduite de l'allaitement
- on arrêtait d'être dégouté de voir un bébé même nourrisson nourrit au biberon
- on arrêtait d'être dégouté de voir un bébé téter sa mère au restaurant/au magasin ou sur un banc public
- on admettait que le lait maternel n'est pas une garantie absolue de bonne santé
- on admettait que le lait artificiel n'est pas une garantie absolue de mauvaise santé
- on ne se vexait pas quand on annonce que le lait maternel est la norme biologique
- on ne disait plus que les femmes qui donnent le biberon sont des idiotes ou des vendues
- on arrêtait de croire que le choix du biberon est forcément un choix non éclairé
Voilà, une liste non exhaustive, de ce qu'il faudrait, juste de l'aide, du respect, sans fausse compassion, sans vraie méchanceté... Se voir comme des mères, semblables, se voir comme une unité, embarquée dans la même "galère".
H
samedi 5 octobre 2013
L'anti-Blédine
Exemple de croisade complètement hallucinante qui m'ait été donnée de voir ou de subir : l'anti-blédine dans le bib.
Mais qu'est ce que ça peut bien donc faire que l'on mette quelques cuillères de blédine dans le biberon de notre bébé ? Que va-t-il se passer de si terrible ?
Arguments opposés : c'est que du sucre.
On la donne pour gaver le bébé afin de dormir plus longtemps.
Et bien, j'ai envie de dire, soit, c'est du sucre, et j'ai bien envie de dormir quelques heures supplémentaires (ou juste quelques heures tout court).
Où est le problème , si l'on est décomplexé sur la question de la nourriture , qu'on n'est pas orthorexique , qu'on considère que le sucre et les céréales font partie intégrante de l'alimentation , et qu'on a pas du tout envie du coté sacrificiel de la mère, mais plutôt de mettre toutes les chances de notre coté pour dormir un peu ?
Moi j'ai toujours pas compris ....M
Nichon, biberon et culpabilisation
Allaitante convaincue de mes choix, et surtout convaincue de l’importance que cela soit un choix, je défendais ma propre paroisse, tout en gardant un œil plein de tendresses envers celles qui n’ont pas fait les mêmes choix que moi. Jamais je n’ai jugé une mère qui décide de donner le biberon.
Force est de constater que la culpabilisation est l’arme utilisée par les deux camps (allaitantes-"biberonnantes"), celui qui en sortira vainqueur obtiendra le diplôme de la meilleure manière d’être mère et 100.000 euros à la clef. Ah non? Pourquoi tant de verve alors? Nous allons essayer, non pas de comprendre, mais simplement d’observer ensembles ces mécanismes différents.
Ces mères qui allaitent..
Subissent une énorme pression, pression sociétaire, pression de la norme, pression des professionnels de santé..
Tonton Robert qui est persuadé qu’allaiter en publique s’apparente à de l’exhibitionniste.
Belle-Maman chérie qui ne jure que par l’éducation à l’ancienne.
Meilleure copine qui a eu un bébé sangsue, qui tétait 50 fois par jour en lui lacérant les tétons, qui jurera qu’allaiter équivaut à devenir esclave.
Chéri qui pense que l’allaitement c’est bien, mais qui aimerait bien récupérer ses jouets.
La pédiatre qui trouvera toujours un lien avec ton lait lorsque ton enfant à un problème (RGO = tu le gaves, faible prise poids = pas de lait, forte prise de poids = trop de lait, pic de croissance = plus de lait, liste malheureusement exhaustive..)
Certaines extrémistes du biberon qui ne manqueront pas de te dire que l'allaitement d'un bambin c'est malsain et irrespectueux, que le cododo c'est un grand risque de MSN, qu'allaiter en public s'apparente à de l'exhibitionnisme.
Face à ces charmants détracteurs de l’allaitement maternel, la maman doutera parfois, s’énervera souvent, pleurera de temps en temps, sèvrera rarement (mais un sevrage à contre cœur fait trop mal que pour accepter que cela arrive,
même rarement).
La mère qui allaite aura également de précieux alliés pour se
En effet, les études sont nombreuses à prouver les bienfaits de l’allaitement maternel. Du coup, que tu choisisses l’allaitement pour son côté pratique, parce que t’as trop la flemme de préparer les biberons la nuit, parce que tu aimes la relation fusionnelle avec ton bébé, parce que tu veux profiter de ton 95D, tu pourras te draper dans ta dignité et répondre un « Je donne le meilleur pour mon bébé! ». Grosse veinarde!
Ces mères qui choisissent le biberon
Subissent une énorme pression également.
Tata Julie qui maintient qu’elle a allaité tous ses enfants, jusqu’à cinq ans, y compris les quadruplés et sans problème.
Maman qui maintient qu’une mère doit se sacrifier pour son enfant.
Le pédiatre qui te regardera d’un œil accusateur en prononçant ces mots « Votre enfant est allergique aux protéines de lait de vache ». (Oui, pas de bol, il arrive que les parents qui donnent le biberon tombent sur les pédiatres pro-allaitement, et inversement pareil)
La voisine qui ne manquera pas de t’expliquer que ses enfants allaités n’étaient jamais malades (Quand ton bambin vient de faire son cinquième rhume suite à une poussée dentaire).
Et bien entendu, certaines extrémistes de l’allaitement qui ne manqueront pas de te faire remarquer à quel point ton choix est mauvais, à grand coup d’argumentations et expériences que tu n’as pas forcément envie d’entendre.
Sauf que la mère qui nourrit son bébé au biberon, derrière quelles études peut-elle se cacher pour réduire au silence ses détracteurs? Quel groupe de soutien pour partager ses mésaventures? A ma connaissance, aucun.
Je voulais vous dire, chères amies, quel que soit votre choix, que je vous admire.
Vous avez été égoïstes, vous avec choisi de nourrir votre enfant de la manière qui vous convient le mieux! :-D
Ces "bâtardes" de l’allaitement
Vous qui subissez les pressions des deux clans, parce que vous allaitez en mixte, ou parce que le biberon que vous donnez n’a jamais été un choix.
N’hésitez pas à troller les psychorigides des deux clans, cela ne changera rien à votre situation, mais ça défoule! :o))
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