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vendredi 1 novembre 2013

Il n'y a pas que les Mini Miss.

Il n'y a pas que les Mini Miss.

Certes,ces dernières me choque énormément,me dérange,me questionne. Comment trouver sain,et normal,ces petites filles,parfois très jeunes,qui se préoccupent déjà de séduire? De minauder,de sourire à un jury?

Je trouve presque criminelles ces mères qui inscrivent leurs filles à ces concours. En tout cas,oui,je les juge,et je n'en ressent aucune culpabilité. Je ne ...les comprends pas. Pour moi,c'est jeter son enfant dans la gueule du loup. C'est un acte de cruauté que de lui apprendre dès le plus jeune âge cette leçon : "sois belle,tais toi et tu réussiras. Tu ne peux compter que sur ton apparence dans ta vie de fillette,puis de femme". Ce message est terrible,que fais t-il sinon brider les fillettes,les dresser à ne s'occuper que de leur corps?
Que veulent t-elles vraiment pour elles,qu'elles soient capables,fortes,indépendantes,ou d'éternelles "princesses"?
Cet étalage de gamines maquillées,souriant sur commandes,en robes de froufrous incroyablement kitsch,en bikini même,robotiques... Ne me dites pas qu'il n'est pas malsain en tant qu'adulte que de juger ainsi le physique d'un enfant.

Qu'est ce qui peut bien motiver ces mères? Une vie de top modèle ratée? Une disgrâce physique qui les a empêchées,en tant que femme,d'accéder,injustement,à un certain statut,une reconnaissance qu'un homme aurait obtenu? Un fantasme,une perception de la petite fille comme une poupée,une "princesse",un objet,en fait?

Peut être devrions nous nous interroger sur notre vision des petites filles... Parce que je crois dur comme fer qu'il n'y a pas que les Mini Miss qui soit choquantes. Parce que souvent,toute ma vie,j'ai pu constater ça : les petites filles sont vues comme des poupées. Des princesses. Elles sont complimentées autant que possible sur leur physique,elles doivent être jolies,douces,dès le plus jeune âge,les stéréotypes se reproduisent. Une petite fille n'est pas une poupée,ni une princesse,ni une ébauche de top modèle. Elle n'a pas à exister et vivre son enfance comme ça. Un-e enfant,ça court,ça ris,ça joue,ça se salie et ça étale de la purée partout. Ca ne s'enferme pas dans sa chambre pour s'étaler de la crème et du gloss. La princesse est passive : elle attends qu'un homme vienne la libérer et l'autoriser à vivre sa vie,incapable
de se débrouiller seule,soumise et silencieuse.
La princesse est un modèle bien triste et dépassé.

Votre fille est brave,grande,intelligente,accomplie,vive et gaie. Oubliez les princesses.

Parce que,tristement,un jour,les obsessions de beauté et les complexes physiques apparaîtront. Laissez les être innocentes,être insouciantes,ça dure si peu de temps..

"L"
 
 

lundi 28 octobre 2013

Les pompiers ne portent pas de robes.

LES POMPIERS NE PORTENT PAS DE ROBES / QUAND EST-CE QUE LES COSTUMES D’HALLOWEEN POUR FILLES REPRESENTERONT LA REALITE ?

Traduction de « Firefighters don’t wear dresses, when will Halloween costumes for girls reflect reality? “ de Maria Smilios.

Petite fille,je me souviens des nombreuses fois ou je me suis imaginée devenir quelqu’un ou quelque chose d’autre.

Pendant ces heures de jeu sans fin ,je me suis perdue dans la réalité de ce que j’étais, j’étais debout hors de mon corps ,et tomber ainsi dans les profondeurs de mon imagination était élémentaire à ma croissance ,à ma réalisation en tant que personne.

Ca ne m’a pas seulement permis de construire des histoires fantastiques ou j’étais puissante et ou j’avais tout le contrôle , mais ça m’a aussi obligée à croire que je pouvais devenir cette chose que j’imaginais.

A l’âge de 2 ans et demi ,ma fille a ouvert la porte du jeu imaginatif ,cette endroit magique ou elle peut devenir ce qu’elle veut.

Alors , quand elle a dit qu’elle voulait devenir un pompier pour Halloween ,j’ai fait ce que je pensais être relativement simple : lui acheter un costume qui paraisse réaliste. Mais , après quelques minutes de recherches ,mon écran ne montrait que des images de petites filles dans des costumes sexy et en postures de séduction.

Devant les images de petite fille habillées en costume de « pompier » sur l’écran, ma fille a rit et s’est exclamée : « les pompiers ne portent pas de robes ! C’est vraiment stupide ». « Tu as raison ,c’est très bête »,ai-je alors répondu ,en modifiant rapidement la recherche Google ,de « costume de pompier pour fille » à « costume de pompier ».

En un instant ,les images ont changées ,passant de la coquette petite fille vêtue d’une courte robe de pompier ,à hauts talons ,en cuissardes en vinyle ,bas en résille ,à une multitude de souriants petits garçons ,habillées dans des répliques parfaits de véritables costumes de pompiers ,salopettes ,pantalons à bretelles ,vestes ,lampes ,bottes en caoutchouc ,casque. Leurs mains n’étaient pas posées sur leurs hanches , mais elles étaient montrées en train de tenir des accessoires comme des haches ,des extincteurs ou des mégaphones.

Les garçons , contrairement aux filles ,paraissaient réalistes ,et ma fille le savait. Son visage est devenu sérieux, et elle a bien regardé les images. « Je veux celui-ci , le noir avec la veste et le pantalon.

Celui-ci, pas de robe , celui-ci »,a-t-elle dit, pointant franchement du doigt un petit garçon en tenue de pompier noire. “Ok”, ai-je dit , et elle a sauté de la chaise ,contente de savoir qu’elle recevra le “vrai” costume.
La capacité de ma fille à rejeter le ridicule « Costume de pompier pour petite fille » en quelque chose « d’idiot » , était du à son âge et à son envie obsessionnelle de devenir pompier. Pour elle , repenser la réalité nécessitait de conserver un peu de réalisme, et le pompier vêtue d’une jupe avec une casquette de baseball et des cuissardes ne l’était pas. Pourtant , rejeter ces images n’était pas si simple pour moi.
Je ne pouvais tout simplement pas m’arrêter de regarder les images de cette jeune « fille pompier »,avec ses adorables boucles blondes et ses lèvres glossées , ses cuissardes, et sa main posée sur sa hanche droite avec cette pose qui disait : « je suis si adorablement sexy, viens ici ». Et voici le baratin décrivant le costume : Porte le costume de fillette pompier et soit une vraie héroïne cet Halloween !

La robe rouge à rayures jaunes de ce costume de pompier est juste ce dont tu as besoin pour que tout le monde sache que tu as ce qu’il faut pour être une des plus braves ! Tu as du courage et du style quand tu enfile ton costume de pompier !

Pour moi , il y avait quelque chose de profondément perturbant entre l’image et la description, les deux en disent long sur notre image des petites filles et leur capacité à s’imaginer devenir quelque chose d’autre que « belle et sexy »,en d’autres termes, en fillettes intelligentes et capable -ici, « courage » équivaut au style ,et le style signifie porter une robe.

La sexualisation des petites filles dans la culture américaine n’est pas quelque chose de nouveau. Bien longtemps avant Miley Cyrus et Honey Boo-Boo, il y a eu Shirley Temple, l’adorable orpheline au chignon bouclé, avec une robe courte, qui a tracé son chemin en claquettes dans le cœur des Américains pendant la Grande Dépression. Mais le sexy d’aujourd’hui a évolué au-delà de l’innocence de « The Good Ship Lollipop ». Au moins , à l’époque ,Shirley Temple était une exception. Aujourd’hui, ce genre de sexualité outrageuse , à hanches découvertes, est la norme, et cette norme s’est immiscée dans tout les aspects du monde de l’enfance, des vêtements aux shows télévisés ( tels Toddlers and Tiaras ) aux principaux costumes d’Halloween, qui ne sont pas seulement provocants mais limite aussi les possibilités des petites filles. Witness Halloween City.

Leur catégorie de costume pour petite fille “carrières classiques” propose les choix suivants : « Eskimo », « Jolie attrapeuse de rêve indienne », « Indienne », « adorable cupcake », et « serveuse ».

Maintenant, cliquons sur les « carrières classiques » des garçons et ce que vous voyez est radicalement différent : « Médecin », « Soldat » , « Pompier », « amiral dans la marine », et « top Gun ». C’est évident que les costumes dans les catégories pour garçons sont basés sur des choses réelles , des choses dont ils peuvent parler, vouloir devenir et même devenir, pas comme les options de carrières pour les filles, qui parlent de choses différentes. Ces options de « carrières », a moins d’être une dominatrice déguisée, sont absurdes et dégradantes, et ne laisse que peu de place pour imaginer quelque chose au-delà de cette triste et dépassée conception de ce que sont les femmes.

Qu’est ce qu’une carrière d’ « adorable cupcake » ou une carrière d’eskimo ? Et que dire des « serveuses » qui s’essoufflent avec les cinémas drive-in ? Mais le plus perturbant est l’attente subtile envers les petites filles, qui même dans leur imagination et leurs jeux, doivent être « insolentes » « sexy » et séductrices. Bien sûr, on leur dit qu’elles peuvent être des fantômes ou une maman, mais il faut être sexy, ou, si tu avais eu les moyens de t’acheter un costume de léopard au Walmart ( chaine de supermarchés américains ) avant qu’il n’ait été retiré de la vente ,tu aurais pu être un « vilain léopard ».

Envoyer le message aux fillettes que quoi qu’elles soient, vampires ou médecins, elles doivent avoir ce coté sexy, n’est pas seulement insultant, mais peut également les projeter dans une vie d’ auto - objectification, ce qui, selon un rapport de l’Association Américaine de Psychologie dans La sexualisation des fillettes, peut mener à une image déformée de son corps, a une estime de soi plus basse, a des troubles du comportement alimentaires et une dépression. Tandis que je réalise le plaisir ( et l’importance ) de laisser les petites filles ( et les garcons ) s’habiller, jouer avec du maquillage et faire semblant d’être adulte, je comprends aussi qu’il y a une différence entre s’approprier sa sexualité et être sexualisé.

Ces costumes montrent les petites filles dans de vrais métiers ( policières ou pompiers ), mais dans des vêtements irréalistes, qui les sexualisent.

Donc, si nous voulons vraiment que nos filles ne pensent pas que l’indépendance d’une femme se trouvent dans les mensurations de leurs seins, leur taille, leur thigh gap et leur langue tirée, alors nous devons, en tant que société, arrêter de restreindre leur imagination en ne montrant que des versions figées de leur futur.

L

jeudi 17 octobre 2013

Grandir, et vivre la tête haute


 J'ai grandi au sein d'une famille monoparentale. Une mère, seule, avec ses 2 enfants. Sans pension alimentaire, sans diplôme.

Et elle en a chié, et on en a chié. Et c'était pas la crise. Et tout était trop cher, déjà....

Nos habits c'étaient de la récup', des copines de ma mère.

Aux courses, on comptait chaque centime. La calculatrice dans une main, la liste des couses, qu'on barrait au fur et à mesure bien consciensieusement dans l'autre.

Les débuts de mois, c'était un peu plus la fête, wahou, on s'achetait des Mars, ou des Raider (Twix pour les moins de 20 ans qui ne peuvent pas connaître).

Vous voulez des recettes de pâtes ? Pâtes en salade, pâtes au beurre (margarine faut pas déconner), pâtes à la sauce tomates, gratin de pâtes (avec un oeuf dessus ♥)...

Les rentrées scolaire, c'était la misère... "Racontez nous en quelques lignes vos vacances d'été".

^^ Ouais, dans "quelques lignes", est-ce qu'on peut comprendre 1 ou 2 ?

On avait rien à raconter. On allait même pas à la piscine, et raconter tes sorties au parc du village, à moins d'être Zola, Maupassant ou Jules Verne, tu vas pas réussir à y rendre bien transcendant.

On a grandit, bien en plus, en bonne santé, heureux de vivre, fort, humble, courageux mon frère et moi. Quand on apprend à se serrer la ceinture, on apprend aussi à se serrer les coudes. Ca va avec, c'est comme ça.

On a volé de la bouffe avec mon frère , ouais, ça c'est le côté moins glorieux, à moins qu'on est le culot de parler de Robin des Bois, j'oserai bien moi, je vous le jure, je sais pas si ça se fait par contre, comme ça en public...

On a fait des études, je me souviens de ces déjeuners, où je ne mangeais pas, par manque de fric. Et ces péta**es qui rigolaient "avec H c'est ramadan tous les jours"...

J'ai gardé la tête haute TOUJOURS. De toutes façons, je préférais ça à la pitié. J'ai une dignité, sans faille.

A tel point que je me suis présentée à chaque fois comme déléguée de classes, pour me battre pour les gens "comme moi", pour qu'on puisse avoir l'autorisation de bouffer un sandwich de chez nous dans les locaux du lycée, quand il fait froid, pour ceux, "comme moi", qui ne pouvaient ni se payer la cantine, ni se payer Mc Do.

J'ai été élue, j'ai eu gain de cause.
J'ai toujours été la 1ère de ma classe, toujours, sauf une fois la 2ème. Bordel, j'ai détesté ça.

J'ai eu le bac, avec mention, sans rien foutre car je suis un peu feignasse quand même...

J'ai obtenu un diplôme, en faisant un emprunt à la banque pour payer ma formation. Dans le social, of course. Je ne me vois pas faire autre chose qu'aider l'Autre... résilience, réparation, j'en sais rien, j'aime l'Humain.

Voilà grosso modo ma petite vie. Pourquoi tout ça ?

Aujourd'hui, on est la journée mondiale du refus de la misère, ça colle bien, c'est presque un hasard pourtant, j'y pense depuis hier à cet article.

Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que depuis quelques temps je rencontre des Femmes, avec un "F" géant. Des amies IRL, et """virtuelles""", des winneuses, des battantes...

Des "comme moi"... des mères qui se débrouillent, comme l'a fait ma mère, comme je le fais encore moi.

Merci les vide-greniers, merci Emmaus, merci la transmission des recettes de pâtes.

Et je nous sens fortes, vous êtes fortes, vous êtes dignes, et on transmet, même si c'est un travail d'acharnées, à nos gosses bien plus que de "l'avoir", on leur transmet "la tête haute", et le goût de la lutte... le goût des Autres.

H
 
 

samedi 12 octobre 2013

Dans une bulle...

Dans une bulle.

Donnez moi une baguette, une magique s'il vous plaît.
Et dans une bulle je les mettrai.
A l'abri du chagrin, des larmes, de la maladie,...
A l'abri des attaques, et de la malveillance d'autrui.
Donnez moi une baguette, une magique s'il vous plaît.
Dans cette bulle je les protégerai.
Contre la frustration, la colère et la tristesse,
Nous construirons notre forteresse.
Ne me dîtes pas qu'ils ne sont pas en sucre,
De mes bras je leur ferai une involucre.
Ne me dîtes pas que la vie est ainsi,
Et pour toujours ils seront à l'abri.
Ne me parlez pas de la réalité,
De toutes façon je vais la nier.
J'aimerai ne pas avoir conscience,
Qu'un jour sera la fin de leur enfance.
Je vous en prie, aidez-moi,
Je vous en prie faites avec moi,
A nos enfants, à nos bambins,
Un monde encore plus beau pour demain.

H

De la liberté...

De la liberté

 Tout le monde connait ce cultissime texte de Khalil Gibran dans le prophète

"Et il dit :Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable."

Ce texte prend toute son ampleur quand nos enfants grandissent , on se rend compte que nous sommes finalement si peu de choses dans ce que nos enfants deviennent.

 Je sors de la lecture de "libres enfants de Summerhill" , de Alexandras Neill , un pensionnat autogéré fondé en 1921 ou les enfants étaient élevés dans une semi -liberté avec aucune obligation d'assister aux cours , cet homme , le directeur de l'école était je crois un visionnaire.

Il décrit dans son bouquin sa vision de l'enfant "discipliné" , puis de l'enfant libre ,il décrit son idée de l'éducation et tout cela est tellement plein de respect pour l'enfant , pour sa personne , point d'anarchie comme on pourrait le croire dans ses idées.
Mais une responsabilisation et une autonomisation des enfants mais aussi le cadre de la collectivité et donc le fait qu'on n'est pas dans le cadre du foyer familial mais entouré d'autres personnes adultes et enfants qui entendent faire respecter leur propre liberté pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Summerhill_School )

Ce qui ressort de cette lecture principalement pour moi c'est que peut importe les choix que l'on pense fondamentaux que nous faisons , les enfants grandissent selon leur nature , donnons de l'amour , même si celui ci ne suit pas les théories admises en cours , et les enfants suivront leur propre chemin.

Que vous les contraignez dans des principes ou que vous les laissez libres de leurs expériences , ils chercheront leur autonomie et leur liberté , dans le premier cas ils pourront se faire tout petits un temps ou au contraire se rebeller , dans l'autre ils vivront leur vie ...

En fait nos enfants sont des plantes sauvages que d'aucuns appellent mauvaises herbes , mais qui finalement sont les plus belles , elles poussent comme bon leur semble , ou elles l'ont décidé , on peut bien tenter de les tutorer mais elles finissent toujours par s'échapper.


M

Nos madeleines de Proust n'étaient ni bio, ni diet.

Nos madeleines de Proust n'étaient ni bio, ni diet.

Un jour, au fil de mes pérégrinations sur les forums dédiés aux mamans, j'ai lu une phrase qui m'a interpellée. Une internaute confiait donner un biberon de cacao le matin à sa fille, et de là, une autre de lui répondre "Mais quel intérêt nutritionnel?".

Gloups. Je fus grandement surprise, d'appendre donc, que l'on mangeait juste pour vivre, ju...ste pour apporter à son corps des nutriments.

Alors, oui, je suis plutôt partisane de l'adage "manger pour vivre, et non vivre pour manger", mais, enfin, quand même...

Qui d'entre vous n'a pas de merveilleux souvenirs de bols de Benco, ou de Quick? Qui d'entre vous n'a pas souvenir d'un Mr Freeze bien glacé, et bien coloré? Qui d'entre vous n'a pas souvenir d'un verre de Tang (rien que d'écrire le nom j'en salive)?

Je me demande, et pourtant si vous saviez comme je m'applique à nourrir le plus sainement possible mes enfants, s'il serait possible d'avoir le même genre de souvenir réconfortant, amusant et ludique avec une tartine de tofu sur une galette de riz?

Alors, quand parfois mon sang ne fait qu'un tour en voyant mon grand s'enfiler une glace qui lui rend la langue bleue, mon cœur d'enfant se réveille, et je souris...

H.
 
 

Une vie, une maman ordinaire.

Le matin, je me réveille.

Mon fils se réveille soit avant, soit après, et la 1ère chose qu'on fait, c'est un énormissime câlin (mère parfaite).

Puis, je lui mets ses dessins animés (mère indigne), et lui prépare son biberon (mère indigne), de lait de vache, avec du cacao (mère indigne * 2).

Je le prends dans mes bras pour lui donner (mère parfaite)....


Puis, ma fille se réveille, je lui fais aussi son gros câlin du matin (mère parfaite), et lui prépare son biberon (mère indigne), de lait de vache avec aussi du cacao (mère indigne * 2).

Puis, on se prépare, et s'il fait beau, on part en ballade (mère parfaite), ma fille bien installée dans sa poussette (mère indigne).

On va au parc (mère parfaite), puis on va chercher le pain, et je prends des petits bonbons pour mon grand (mère indigne), mais pour après le repas (mère parfaite-semi indigne quand même).

On rentre à la maison, et je prépare le repas, je fais une purée pour ma fille, avec des légumes bio (mère parfaite), et du fait-maison aussi en général pour mon fils (mère parfaite).

Souvent, je lui propose avant, en période de grandes vacances, un petit apéro, c'est-à-dire, une grenadine, et des chips (mère indigne*2).

Après mangé, ma fille fait sa sieste, et pour avoir un moment à moi, je mets mon fils devant un dessin animé et lui donne ses petits bonbons pour qu'il les mange devant (mère indigne*3).

Pendant ce temps, je traine sur le pc, ou regarde une série en replay, bref, je pense à moi (mère indigne).

Puis, le moment calme se finit, soit on ressort, soit on fait des jeux d'eau, dans la piscine, ou on va faire quelques courses (mère parfaite).

Le soir, je donne le bain/ou la douche... ou pas (mère parfaite ou indigne), selon si j'ai la flemme, et/ou leur degré de saleté ^^.

Puis on mange (voir passage du midi).

Et le soir, je couche le grand en 1er, pour être tranquille (mère indigne), je lui lis un livre (mère parfaite), ou pas si j'ai aussi la flemme (mère indigne).

La petite, je l'endors après, plus tard, je la berce dans mes bras (mère parfaite), après qu'elle ai bu son biberon de lait avec de le Blédine (mère indigne * 3).

Voilà, la journée ordinaire, d'une maman ordinaire.

H



 

vendredi 11 octobre 2013

Une page blanche à écrire...cododo...

Une page blanche à écrire ou l'histoire d'un sommeil partagé.

Tu es venu au monde, un après-midi de septembre. Nous sommes nés en même temps, toi à la vie, moi comme mère.

J'ai su à cet instant que j'avais tout à construire avec toi, je t'ignorais, tu m'ignorais, nous étions 2 écrivains, devant une page blanche à écrire, à remplir.

Tu avais besoin de mes ...bras, j'avais besoin que tu sois contre moi. Et facilement, rapidement, par simplicité, naturellement, nous avons partagé le même sommeil.

Dormir avec toi, c'était comme m'assurer de te maintenir en vie, l'un contre l'autre, nous étions invincibles, je te protégeais des cauchemars, des maladies, et surtout de la mort.

Cette peur de te perdre qui m'a hanté (qui me hante....) si fortement toute ta 1ère année... si je respirais, toi tu continuerais de respirer, si je te tenais la main, mon essence de vie passerait en toi. On ne se quitterait pas, jamais.

Dormir avec toi, c'était donc cela, au début, pouvoir juste ouvrir un œil et te savoir là, savoir que tu n'étais pas irréel, que je ne t'avais pas rêvé, savoir que tu respirais.

Dormir avec toi, c'était sentir tes cheveux bouclés, c'était caresser tes petits pieds, ton petit dos.

Dormir avec toi, c'était te tenir droit dans mes bras quand tu tais enrhumé, pour que tu puisses mieux respirer.

Dormir avec toi, c'était te mettre contre mon corps quand tu avais de la fièvre, pour la faire baisser.

Dormir avec toi, c'était être là, tout de suite quand tes rêves te faisaient peur, quand tu avais faim, quand tu avais mal...

C'était te recouvrir la nuit, quand tes petites jambes étaient toutes fraîches.

Tu as grandis mon petit, et je commençais à vouloir que ta place soit dans ton lit, on a essayé... parfois, mais finalement, tu me manquais, on se manquait, nous n'étions pas prêts...

Il faisait trop chaud, il faisait trop froid, le vent sud-nord-ouest soufflait à 72 km/heure... bref, non... nous n'étions pas prêt.

Car autant tu sais mon enfant, autant j'ai aimé dormir contre toi, autant j'ai aimé être tout le temps là pour toi, autant parfois, oui mon enfant, autant des fois je rêvais d'un sommeil sans toi.

D'un sommeil sans réveil, d'un sommeil sans coups, sans mouvements, sans couverture à remonter...

Depuis 5 ans, notre page blanche, on a commencé à bien la remplir mon garçon. Elle est belle cette page, elle est forte, intense.

Cette page, elle n'est pas linéaire, il y'a de beaux, et de moins beaux moments, elle est notre vie.

Notre sommeil partagé, c'était cela, une ambivalence des sentiments, ce besoin, ce bonheur d'être avec toi, d'être là pour toi, et parfois/souvent au fil des ans, ce besoin de se lâcher...

Mon enfant, oui, parfois, te sentir collé à moi, j'ai détesté cela, je sentais mon épiderme brûlé à ton contact, avec un besoin irrépressible de te repousser, de t'éloigner...

Tu m'as donné chaud, tu m'as donné des coups, et non ça ne me plaisait pas, non ça ne me faisait pas rire, comme on peut rire de certaines illustrations sur le cododo... C'était très, trop notre réalité.

Je me suis sentie épuisée de tout cela mon petit, j'ai même eu des doutes sur ma capacité à être une bonne mère.

Une maman qui ne sait même pas apprendre à son enfant à dormir. Te lire un livre, te dire bonne nuit, te laisser une veilleuse, et partir, j'en ai rêvé... je ne l'ai as fais.

Mon tout petit, aujourd'hui, à l'aube de tes 5 ans, voici 4 nuits que tu dors seul. mon grand devrai-je dire, tu quittes le port, et cette fois-ci, je sens que tout est bien plus simple, je crois que nous sommes prêts.

Mon bonhomme, voici la fin de la page "cododo"... tu pourras y revenir mon enfant, tu le sais.

Mais là, tu deviens un grand.

Je n'ai jamais édulcoré mes ressentis, ma vérité. J'ai adoré, comme j'ai détesté partager le sommeil de mon enfant. Je ne suis ni pour, ni contre.

Je raconte juste mon histoire.

 H


Rien à prouver !

Depuis que je suis maman, il y'a des petites choses qui m'ont toujours fait rire, ou sourire... ce sont les termes employés pour parler de ce que font les mamans avec leurs enfants.

Je m'explique : (je ne parle pas de pages ou de sites spécifiques dédiés à la petite enfance, cela va sans dire) parfois, je lis des mamans, comme vous et moi, des mamans "lambda" écrire : "cet après-midi, atelier cuisine"...

Ouais, ok, moi je ne sais pas vous, mais petite, le mercredi après-midi, avec ma maman, on faisait un gâteau au yaourt tout court...

Quand je collais 3 gommettes sur une feuille blanche, on ne faisait pas un "atelier art plastique", ben non, je collais des gommettes, tout court...

Quand je vois la photo d'un petit, qui glisse 3 pièces dans une boîte en plastique avec une fente, et que tout ce merveilleux ensemble prend le nom de "atelier Montessori", ben là, j'ai quand même envie sourire...

Au-delà de tout ça, de cette question de vocabulaire, je m'interroge quand même, pourquoi cette envie, ce besoin de "professionnaliser" notre rôle de maman ?

Si comme moi, tu es maman au foyer (ou pas en fait même), toi qui me lis, je t'assure pas besoin de prouver quoique ce soit sur ce que tu fais avec tes enfants, vous faites un gâteau, vous faites un gâteau quoi, hein, pas de stresse

Isabelle Germain dit "Nommer, c'est légitimer", c'est ce que je veux vous dire : on a rien à prouver ! "

H


Dora sera vintage

Dora sera vintage.

Quand j'étais petite, j'étais fan du Club Dorothée. "Jeanne et Serge", "Princesse Sarah", "Dragon Ball Z" ont fait parti de mon enfance.

Mais aussi "Les Schtroumpfs", "Casimir" et bien d'autres que je ne saurai tous citer ici et maintenant.

Je suis sûre que ces titres, vous évoquent pour beaucoup, comme à moi ,de bons souvenirs, de bons... moments et que ces dessins animés, comme d'autres, vous rappellent votre enfance.

Je me souviens aussi de ma grand-mère, qui trouvait les "Schtroumpfs" juste horribles, et "Dragon Ball Z" si violent.

A tort ou à raison, quoiqu'il en soit, aujourd'hui, ce sont des dessins animés cultes, vintages, que nous aimons garder en mémoire.

Voilà, où je veux en venir, je sais que "Dora" est jugée laide, qu'on dit d'elle qu'elle est fatigante, avec sa voix, et sa tête de globicéphale.

Je sais que bien d'autres dessins animés d'aujourd'hui, que nos enfants aiment, ou aimeront, malgré nous, sont décriés, détestés.

Je sais que c'est mieux, plus noble de montrer à nos enfants "Totoro" de Miyazaki plutôt que "Blanche-neige" de Disney mais...

Mais pensons à nos propres souvenirs, pensons à nos dessins animés à nous, vintage à souhait aujourd'hui, qu'on a eu la chance de pouvoir voir, et partager avec nos copains...

Pensons que (dans une certaine mesure of course) nous aurions tort de tout censurer à nos enfants...

Que nous, qui aimons tant nos "Souvenirs des générations 80" (ou autres :D), nous ne devrions pas priver nos enfants de leurs futurs "Souvenirs des générations 2010" ... "

H