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dimanche 10 novembre 2013

Quand la vie d'avant manque...

Quand la vie d'avant manque..

Déjà, je vais être sincère, j'aime mon bébé, plus que tout. Je ne regrette en rien sa naissance, je ne suis pas dépressive, je préfère le préciser par peur que mes propos soient mal compris, déformés.. Voilà.

Je doute être la seule à avoir été confrontée à ces sentiments. Sentiments qui vous font vous sentir si coupable, désemparée, seule au monde, incomprise. Je suis maman au foyer, j'ai moins de 25 ans. Tout mes amis sont étudiants, sortent beaucoup le soir. Leur vie, c'est mille sensations, leur vie, c'est être jeune, beau, émerveillé, enivré. C'est la passion, l'ivresse, l'amour.
Moi, j'ai souvent senti ma vie m'échapper. A mon âge, déjà, me voilà dans mon foyer. Sans pouvoir en sortir vraiment seule, insouciante, robe du soir et mains dans les poches. Je suis dans mon foyer, avec un bébé, sans mode de garde, ni riche, ni exceptionnelle. C'est plus pareil. Je ne vis plus vraiment : je suis maman, c'est un si beau rôle, c'est tant d'amour, mais dehors, alors, qu'est ce que je perds en restant ici? Qu'est ce qui m'attends? Je ne suis plus moi cloîtrée ainsi, entre 4 murs et quelques dizaines de mètres carrés.
Sentir dans sa chair jusqu'à chaque seconde s'écouler, tic tac tic tac, le cœur battant, la peur immense, l'angoisse, résonnante, les veines palpitantes. Vertige.

Cette ancienne liberté, jour après jour, je fais son deuil, encore. Des mois après l'avoir perdue. J'ai peur de vieillir trop vite, en fait. De me réveiller brutalement très âgée, très seule, sans vécu, sans souvenir, sans parfum. Etre comme tout ces gens qui n'ont pas vécu leur jeunesse comme il le voulait, comme j'ai pu les voir et les entendre. Avoir moi aussi ces yeux tristes, ternes, aux paupières lourdes et aux rides trop marquées d'une vie entière de chagrin, de colère engloutie, errant parmi les autres à la recherche d'un brin, d'un tout petit brin de nouveau, de l'espoir de recommencer comme c'est permis à 20 ans, l'espoir qui nous rends si vivants et si puissants,20 ans et Rois et Reines de tout,20 ans, la vie devant soi... Je la vois s'enfuir, je vois le temps passer, je sens les jours défiler, les chiffres s'étaler, et je n'ai aucune prise sur eux. Mon temps, il passe, il passe...
Oui, oui, je me suis déjà sentie en prison. Heureuse d'avoir le plus beau des trésors, et désemparée, désespérée, parce qu'être mère au foyer, je le vis pas si bien que ça.

Sûrement que je fantasme aussi, grande rêveuse devant l'éternel, que sortir le soir n'est plus si fabuleux, qu'on se lasse des virées sans lendemain, des amis pas si présents, des beuveries qui rendent malade. Que l'herbe est toujours plus verte dans le champ d'a côté, que d'autres m'envient peut être ce magnifique cadeau de la vie qu'est mon enfant. Mais ce ressenti là,il ne s'explique pas, il est là.
Je vais passer un examen, avoir un nouveau travail. Tout n'est pas perdu. J'ai enfin ouvert les portes de ma maison.

Il faut grandir, maintenant. Je t'aime mon fils, je t'aime la vie, je t'aime mon homme.

L
 
 

Les bébés des femmes incarcérées ne devraient pas être condamnés à vivre sans lait maternel .

La grande majorité des 10.000 bébés nés de mères incarcérées aux Etats Unis sont privés de leur mère – et de lait maternel.

TRADUCTION PAR « L » D’UN ARTICLE DE MAYA SCHENWAR SUR THE GUARDIAN.COM
 
En juillet dernier ,mes parents et moi étions assis autour d’une table ,avec ma sœur emprisonnée ,dans la salle des visiteurs ,occupés à discuter. Un cri s’est fait entendre à la table d’a côté. Là,il y avait un bébé en pleurs dans les bras d’une femme en visite. Elle a caressé les doux cheveux du bébé, puis a discrètement ouvert son tee shirt pour l’allaiter. Le bébé s’est immédiatement calmé, têtant tranquillement.

Notre conversation s’est arrêtée, et ma soeur a détourné les yeux. Elle était enceinte de 34 semaines. « Bien ,a-t-elle dit, caressant son gros ventre ,ce ne sera pas nous ». Comme presque toutes les prisons, la sienne ne permettait aux mères d’utiliser un tire lait ou d’allaiter pendant les visites.
Au lieu de cela, ma soeur a du anticipé : 24h avant d’accoucher, un accouchement prévu et provoqué, avec des gardiens présents et aucun membre de la famille autorisé à y assister, son bébé lui sera retiré. Après cela, elle devra rester deux mois et demi de plus en prison. Le temps d’être libérée, son corps ne produira plus de lait.
Bien que 4 à 7% des prisonnières soient enceintes, très peu sont autorisées à allaiter, utiliser un tire lait pour congeler leur lait et nourrir leur bébé avec, et même simplement « pomper et jeter » leur lait pour pouvoir allaiter une fois libérées.

Pour les prisonnières, le déni de leur droit d’allaiter est systématique, empêchant des mères privées de presque tout de prendre soin de leur bébé et de s’y attacher. Le contact peau à peau solidifie la relation mère enfant dans les premiers mois de la vie, et même le fait de tirer du lait et le donner ( sans contact ) augmente l’attachement maternel. Pour les bébés, l’amour de leur mère sera le pilier d’un développement sain. Pour les prisonnières comme ma sœur, qui ont déjà été coupées de la société de tant de façons, cet attachement à son bébé pourrait être une voie vers la réinsertion, diminuant leurs chances de récidiver à la sortie.

Quand j’ai demandé autour de moi pourquoi les prisonnières en post partum ne pouvait même pas utiliser un tire lait pour que leur production ne s’arrête pas ( beaucoup de jeunes mamans ont des peines relativement courtes, alors maintenir la production de lait est utile ), des avocats m’ont dit que les prisons d’état ont tendance à considérer les tire laits comme des instruments qui violent les règles de sécurité. A ce sujet, au Nevada, une prisonnière a qui un tire lait avait été médicalement prescrit a été confisqué à son retour en prison.

 Et donc, la plupart des 10.000 bébés nés dans les prisons américaines chaque année ne sont pas seulement privés de la plus importante personne au monde pour eux – leurs mères- mais aussi privés de la possibilité d’être allaités. Le droit d’allaiter est, à la base, une question de santé publique : les études montrent que le lait maternel joue un rôle important dans la constitution du système immunitaire du bébé. Il apporte des anticorps cruciaux, réduit le risque de maladies respiratoires, de diarrhées, d’allergies et de mort subite du nourrisson. En grandissant, les bébés allaités auront moins de chance de souffrir de diabète, d’hypertension et de cancer. L’allaitement a même prouvé ses capacités à allonger la durée de vie.

Dans le mois qui a suivi ma visite à ma soeur,  j’ai écrit aux législateurs, aux associations et au Département des Détentions d’Illinois, cherchant la raison derrière le manque de tire lait et l’absence de pistes pour allaiter. Beaucoup était surpris de voir que je posais ces questions. Aucune politique anti tire lait immuable n’existait dans les livres, mais depuis qu’aucune loi ne demande l’autorisation des tire lait, ils ne le sont pas non plus.

Cependant, le changement en cours dans les plus petites prisons donnait un peu d’espoir. Quelques associations ont récemment fait des progrès, comme dans le Massachusett’s Prison Birth Project , qui aide les femmes à se procurer des tire lait et a donner du lait congelé à leur bébé. Et grâce à cet état, ses représentants et aux associations, la prison de ma sœur aussi, aussi, a eu le droit à des tire lait. Avec un peu de chance, ce cas sera un exemple pour les autres prisons.

Cette victoire m’a rendue très heureuse. Mais ça a également ouvert la voie a de plus grands changements. Avec ces mères si éloignées de leur bébé, quelques unes d’entre elles ( dont ma sœur ,qui vit a 4h de la maison ) seront capables de passer de l’étape tire lait à l’allaitement en peau à peau durant les visites. Et plus largement, si les premiers mois de la vie d’un bébé sont si critiques – et que le lien qui unit la mère a l’enfant sont si importants pour son développement- une étape primordiale serait de réduire le temps d’incarcération des jeunes mamans autant que possible.
Nous ne ferons pas une société  moins dangereuse en privant ces enfants et leurs mères d’un contact précoce, et des bénéfices de santé publique venant directement de l’allaitement. En fait, nous condamnons des milliers de bébé, à la seconde où ils quittent l’utérus.

vendredi 1 novembre 2013

Il n'y a pas que les Mini Miss.

Il n'y a pas que les Mini Miss.

Certes,ces dernières me choque énormément,me dérange,me questionne. Comment trouver sain,et normal,ces petites filles,parfois très jeunes,qui se préoccupent déjà de séduire? De minauder,de sourire à un jury?

Je trouve presque criminelles ces mères qui inscrivent leurs filles à ces concours. En tout cas,oui,je les juge,et je n'en ressent aucune culpabilité. Je ne ...les comprends pas. Pour moi,c'est jeter son enfant dans la gueule du loup. C'est un acte de cruauté que de lui apprendre dès le plus jeune âge cette leçon : "sois belle,tais toi et tu réussiras. Tu ne peux compter que sur ton apparence dans ta vie de fillette,puis de femme". Ce message est terrible,que fais t-il sinon brider les fillettes,les dresser à ne s'occuper que de leur corps?
Que veulent t-elles vraiment pour elles,qu'elles soient capables,fortes,indépendantes,ou d'éternelles "princesses"?
Cet étalage de gamines maquillées,souriant sur commandes,en robes de froufrous incroyablement kitsch,en bikini même,robotiques... Ne me dites pas qu'il n'est pas malsain en tant qu'adulte que de juger ainsi le physique d'un enfant.

Qu'est ce qui peut bien motiver ces mères? Une vie de top modèle ratée? Une disgrâce physique qui les a empêchées,en tant que femme,d'accéder,injustement,à un certain statut,une reconnaissance qu'un homme aurait obtenu? Un fantasme,une perception de la petite fille comme une poupée,une "princesse",un objet,en fait?

Peut être devrions nous nous interroger sur notre vision des petites filles... Parce que je crois dur comme fer qu'il n'y a pas que les Mini Miss qui soit choquantes. Parce que souvent,toute ma vie,j'ai pu constater ça : les petites filles sont vues comme des poupées. Des princesses. Elles sont complimentées autant que possible sur leur physique,elles doivent être jolies,douces,dès le plus jeune âge,les stéréotypes se reproduisent. Une petite fille n'est pas une poupée,ni une princesse,ni une ébauche de top modèle. Elle n'a pas à exister et vivre son enfance comme ça. Un-e enfant,ça court,ça ris,ça joue,ça se salie et ça étale de la purée partout. Ca ne s'enferme pas dans sa chambre pour s'étaler de la crème et du gloss. La princesse est passive : elle attends qu'un homme vienne la libérer et l'autoriser à vivre sa vie,incapable
de se débrouiller seule,soumise et silencieuse.
La princesse est un modèle bien triste et dépassé.

Votre fille est brave,grande,intelligente,accomplie,vive et gaie. Oubliez les princesses.

Parce que,tristement,un jour,les obsessions de beauté et les complexes physiques apparaîtront. Laissez les être innocentes,être insouciantes,ça dure si peu de temps..

"L"
 
 

mardi 29 octobre 2013

L'allaitement : mieux pour bébé ou nouvelle façon de culpabiliser ?

Traduction d’un article par « L » d’Allison Montgomery sur le site Femininspire.com

Vous êtes enceinte et êtes en train de vous renseigner sur les manières de fournir à votre bébé la meilleure alimentation possible, mais aussi comment le nourrir après ses premiers progrès. Vous êtes une jeune maman épuisée, frustrée de ne pas pouvoir produire assez de lait pour votre enfant et blessée de ne pas se sentir capable d’allaiter comme c’était prévu pendant la grossesse. Vous allez bientôt reprendre le travail, et vous vous inquiètez de savoir comment gérer à la fois votre carrière et votre allaitement.

Vous êtes une jeune maman, qui lutte contre une dépression, déchirée entre la décision de soigner sa santé psychique en prenant des médicaments, ou continuer l’allaitement. Il y a tant de scénarios et de raisons de culpabiliser, d’être triste, d’être impuissante pendant l’allaitement – même si cela se passe bien et c’est le choix de la mère, ou si une méthode alternative tels des compléments ou du lait artificiel semble être un choix supérieur.
D’où vient cette culpabilité et cette honte ? Il y un message écrasant du « sein supérieur » dans notre société et notre culture depuis des années, et cette vision limitée des chose a besoin d’être reconsidérée pour que les mères fassent un vrai choix informé et cesse enfin de culpabiliser, de se sentir honteuses et confuses.
Il  y a beaucoup de mères qui souffrent de dépression post partum, ou de dépression avant, pendant ou après la grossesse, et qui sont forcées de choisir entre prendre soin de leur santé mentale et l’allaitement.

Et la focalisation de la société sur l’allaitement qui serait le meilleur moyen de nourrir votre bébé, rends la culpabilisation insurmontable, nourrissant le cycle de la dépression. Cette impossible choix rends la maman dépassée, culpabilisée, et coincée dans une situation où elle ne se sent plus capable de prendre soin à la fois d’elle-même et de son bébé, sans parler de l’idée même d’être définie en tant que mère par sa façon de nourrir son enfant. Et ce n’est pas la seule raison qui fait que certaines sont incapable d’allaiter : certaines doivent choisir d’autres options à cause d’une infection, un problème de production, des problèmes physiques ou un mode de vie différent.
Et si le choix différent est le lait artificiel ? Est-ce si mal ? Selon Joan Wolf, peut être pas. Wolf est une professeure spécialisée en études de genre au Texas, et a écrit un livre « L’allaitement est-il meilleur ? » qui offre une vision honnête sur nos croyances selon lesquelles l’allaitement est la meilleure façon de nourrir son enfant.

Wolf s’aventure à dire que «  les discussions générales sur l’allaitement en disent long sur l’engouement à propos de la responsabilité et la perfection maternelle en Amérique qu’elles n’en disent sur les bénéfices concrets de l’allaitement ». Elle explique aussi sa préoccupation principale avec le sein dominant mais instable : « les choix à propos de l’alimentation des enfants sont encadrés par des personnes et des institutions perçus comme autoritaires ». Wolf a d’abord débuté ses recherches à cause du manque d’intêret des féministes à ce sujet où remettant en question l’allaitement comme geste social. Elle mentionne aussi que tout les problèmes émotionnels dus à l’allaitement peuvent surprendre une mère et lui faire se demander pourquoi les féministes ne luttent pas autant avec l’alimentation infantile comme elles le font avec beaucoup d’autres aspects de la vie reproductive et des soins des enfants.

En tant que maman d’un bambin, femme enceinte, et féministe, je ne pouvais pas être plus d’accord, et j’avais les mêmes interrogations. J’ai senti grandir cette culture qui ne concoit qu’une seule option acceptable pour nourrir son enfant, et les jugements qui viennent après avoir choisir l’autre manière. En fait,pendant mon séjour à a la maternité avec ma fille, même si j’avais prévu d’allaiter, on ne m’a pas demandé une seule fois comment je comptais nourrir mon bébé, et l’infirmère a immédiatement mis le bébé au sein après sa naissance. Même si j’étais d’accord avec cette façon de faire, et que j’ai allaité 4 mois avant de retourner au travail, le fait qu’on ne m’ait rien demandé ni donné l’opportunité d’exprimer mes choix n’a jamais était oublié.

Ma décision a été acceptée par mes médecins, infirmières et même les membres de ma famille, qui demandait plus souvent comment l’allaitement se passait que comment j'allais moi,comment je m’adaptais à ma nouvelle vie de maman. Ces sentiments de culpabilité et de honte ont continués quand, après être retournée au travail, je n’ai pas rejoins les mamans qui tirait leur lait au déjeuner, au lieu de cela j’ai choisir de sevrer ma fille et la nourrir au lait artificiel. Je n’étais pas sûre de ce qui me faisait me sentir coupable et honteuses, et me demandait d’où est ce que pouvais provenir ce message indiscutable selon lequel l’allaitement était le plus important, aussi bien pour couvrir les besoins nutritionnels de mon bébé, sa santé, son attachement, et même son intelligence future. Comme Wolf l’a dit, « l’allaitement est devenu le Saint Graal de la santé, et le lait artificiel équivaut à donner de la nicotine à son bébé ». C’est un aspect de l’histoire que je peux constater et considérer à l’approche de la décision sur la façon de nourrir mon second bébé, alors que je devrais aussi prendre soin de ma santé psychique.

Elisabeth Badinter s’est également battue pour les droits des femmes, et une partie de son combat s’est focalisé sur la manière dont la maternité posent souvent des restrictions et des attentes irréalistes sur les épaules des femmes. Dans son livre « Le Conflit : La femme et la Mère », Badinter explique «  Les tabous qui entourent désormais la péridurale, le lait artificiel, les couches jetables, les crèches- et tout ce qui détourne l’attention de la mère envers sa progéniture-a transformé l’éducation des enfants en quelque chose qui fait régresser la condition des femmes ».

Cela inclus l’allaitement, et elle explique comment notre approche de l’allaitement réduit le choix des femmes.  Après neuf long mois pendant lesquels votre corps n’est plus le votre, les contraintes physiques de l’allaitement prolonge cette sensation de perdre le contrôle de son corps. Les mères doivent encore faire attention à ce qu’elles mangent, se restreindre, et leur mode de vie change pour continuer d’allaiter. Certains de ces changements sont de petits sacrifices pour une mère qui préfère nourrir au sein, mais certains de ses changements signifie compromettre le choix des femmes, leur chemin, mode de vie et même leur santé. Wolf partage un commentaire d’un conseiller dans une clinique Femme-enfants-bébé « qui se lamente de la tragédie des mères adolescentes qui choisissent d’aller à l’école plutôt que d’allaiter leurs bébés ». Si vous me demandez, quelque chose ne va pas quand les femmes se sentent honteuses de faire de leur éducation, carrière et leur corps une priorité après avoir accouché, quand c’est définitivement leur propre décision.

Il y a beaucoup plus de choses qui entrent en compte pour élever un nouveau né puis un enfant en bonne santé et en bon développement. Wolf mentionne certaines de ces facteurs qui sont souvent très observés dans les études qui ont été faites, incluant les soins de santé des enfants, les habitudes de santé des familles, comme le lavage des mains, la parentalité responsable, les premières expériences d’apprentissage d’un enfant, combien de fois un enfant lit, le statut socio économique et financier des familles, la santé mentale des mères, qui influence aussi l’attachement, si l’enfant est en crèche ou  à la maison, la liste est longue. La plupart des études utilisées pour promouvoir et démontrer que l’allaitement est le échouent à contrôler ces facteurs.
Vous voyez, il y a vraiment plus pour devenir une bonne mère et élever une petite âme intelligente et saine qu’une méthode d’alimentation, et j’ai pu le constater pas seulement en tant que mère, mais aussi en spécialiste de la petite enfance.

Il y a besoin d’un changement culturel une nouvelle fois, où nous définirons une maternité basée sur plus qu’une facette ou un choix. Pour certaines femmes,allaiter est le meilleur,naturel,gratifiant,et le bon choix pour elle et leur famille. Mais n’isolons pas celles qui ont besoin et veulent faire un autre choix. Il y a beaucoup de jeunes enfants en bonne santé,heureux,qui ont été à la fois allaités au sein et au biberon. Commençons à honorer tout les sacrifices de la maternité, et donnons à la maternité tout le soin qu’elle mérite – en tant que job unique, à multifacettes, plein de challenges, beau, et qui va bien au-delà des frontières d’une boite de lait ou d’un sein.

lundi 28 octobre 2013

Les pompiers ne portent pas de robes.

LES POMPIERS NE PORTENT PAS DE ROBES / QUAND EST-CE QUE LES COSTUMES D’HALLOWEEN POUR FILLES REPRESENTERONT LA REALITE ?

Traduction de « Firefighters don’t wear dresses, when will Halloween costumes for girls reflect reality? “ de Maria Smilios.

Petite fille,je me souviens des nombreuses fois ou je me suis imaginée devenir quelqu’un ou quelque chose d’autre.

Pendant ces heures de jeu sans fin ,je me suis perdue dans la réalité de ce que j’étais, j’étais debout hors de mon corps ,et tomber ainsi dans les profondeurs de mon imagination était élémentaire à ma croissance ,à ma réalisation en tant que personne.

Ca ne m’a pas seulement permis de construire des histoires fantastiques ou j’étais puissante et ou j’avais tout le contrôle , mais ça m’a aussi obligée à croire que je pouvais devenir cette chose que j’imaginais.

A l’âge de 2 ans et demi ,ma fille a ouvert la porte du jeu imaginatif ,cette endroit magique ou elle peut devenir ce qu’elle veut.

Alors , quand elle a dit qu’elle voulait devenir un pompier pour Halloween ,j’ai fait ce que je pensais être relativement simple : lui acheter un costume qui paraisse réaliste. Mais , après quelques minutes de recherches ,mon écran ne montrait que des images de petites filles dans des costumes sexy et en postures de séduction.

Devant les images de petite fille habillées en costume de « pompier » sur l’écran, ma fille a rit et s’est exclamée : « les pompiers ne portent pas de robes ! C’est vraiment stupide ». « Tu as raison ,c’est très bête »,ai-je alors répondu ,en modifiant rapidement la recherche Google ,de « costume de pompier pour fille » à « costume de pompier ».

En un instant ,les images ont changées ,passant de la coquette petite fille vêtue d’une courte robe de pompier ,à hauts talons ,en cuissardes en vinyle ,bas en résille ,à une multitude de souriants petits garçons ,habillées dans des répliques parfaits de véritables costumes de pompiers ,salopettes ,pantalons à bretelles ,vestes ,lampes ,bottes en caoutchouc ,casque. Leurs mains n’étaient pas posées sur leurs hanches , mais elles étaient montrées en train de tenir des accessoires comme des haches ,des extincteurs ou des mégaphones.

Les garçons , contrairement aux filles ,paraissaient réalistes ,et ma fille le savait. Son visage est devenu sérieux, et elle a bien regardé les images. « Je veux celui-ci , le noir avec la veste et le pantalon.

Celui-ci, pas de robe , celui-ci »,a-t-elle dit, pointant franchement du doigt un petit garçon en tenue de pompier noire. “Ok”, ai-je dit , et elle a sauté de la chaise ,contente de savoir qu’elle recevra le “vrai” costume.
La capacité de ma fille à rejeter le ridicule « Costume de pompier pour petite fille » en quelque chose « d’idiot » , était du à son âge et à son envie obsessionnelle de devenir pompier. Pour elle , repenser la réalité nécessitait de conserver un peu de réalisme, et le pompier vêtue d’une jupe avec une casquette de baseball et des cuissardes ne l’était pas. Pourtant , rejeter ces images n’était pas si simple pour moi.
Je ne pouvais tout simplement pas m’arrêter de regarder les images de cette jeune « fille pompier »,avec ses adorables boucles blondes et ses lèvres glossées , ses cuissardes, et sa main posée sur sa hanche droite avec cette pose qui disait : « je suis si adorablement sexy, viens ici ». Et voici le baratin décrivant le costume : Porte le costume de fillette pompier et soit une vraie héroïne cet Halloween !

La robe rouge à rayures jaunes de ce costume de pompier est juste ce dont tu as besoin pour que tout le monde sache que tu as ce qu’il faut pour être une des plus braves ! Tu as du courage et du style quand tu enfile ton costume de pompier !

Pour moi , il y avait quelque chose de profondément perturbant entre l’image et la description, les deux en disent long sur notre image des petites filles et leur capacité à s’imaginer devenir quelque chose d’autre que « belle et sexy »,en d’autres termes, en fillettes intelligentes et capable -ici, « courage » équivaut au style ,et le style signifie porter une robe.

La sexualisation des petites filles dans la culture américaine n’est pas quelque chose de nouveau. Bien longtemps avant Miley Cyrus et Honey Boo-Boo, il y a eu Shirley Temple, l’adorable orpheline au chignon bouclé, avec une robe courte, qui a tracé son chemin en claquettes dans le cœur des Américains pendant la Grande Dépression. Mais le sexy d’aujourd’hui a évolué au-delà de l’innocence de « The Good Ship Lollipop ». Au moins , à l’époque ,Shirley Temple était une exception. Aujourd’hui, ce genre de sexualité outrageuse , à hanches découvertes, est la norme, et cette norme s’est immiscée dans tout les aspects du monde de l’enfance, des vêtements aux shows télévisés ( tels Toddlers and Tiaras ) aux principaux costumes d’Halloween, qui ne sont pas seulement provocants mais limite aussi les possibilités des petites filles. Witness Halloween City.

Leur catégorie de costume pour petite fille “carrières classiques” propose les choix suivants : « Eskimo », « Jolie attrapeuse de rêve indienne », « Indienne », « adorable cupcake », et « serveuse ».

Maintenant, cliquons sur les « carrières classiques » des garçons et ce que vous voyez est radicalement différent : « Médecin », « Soldat » , « Pompier », « amiral dans la marine », et « top Gun ». C’est évident que les costumes dans les catégories pour garçons sont basés sur des choses réelles , des choses dont ils peuvent parler, vouloir devenir et même devenir, pas comme les options de carrières pour les filles, qui parlent de choses différentes. Ces options de « carrières », a moins d’être une dominatrice déguisée, sont absurdes et dégradantes, et ne laisse que peu de place pour imaginer quelque chose au-delà de cette triste et dépassée conception de ce que sont les femmes.

Qu’est ce qu’une carrière d’ « adorable cupcake » ou une carrière d’eskimo ? Et que dire des « serveuses » qui s’essoufflent avec les cinémas drive-in ? Mais le plus perturbant est l’attente subtile envers les petites filles, qui même dans leur imagination et leurs jeux, doivent être « insolentes » « sexy » et séductrices. Bien sûr, on leur dit qu’elles peuvent être des fantômes ou une maman, mais il faut être sexy, ou, si tu avais eu les moyens de t’acheter un costume de léopard au Walmart ( chaine de supermarchés américains ) avant qu’il n’ait été retiré de la vente ,tu aurais pu être un « vilain léopard ».

Envoyer le message aux fillettes que quoi qu’elles soient, vampires ou médecins, elles doivent avoir ce coté sexy, n’est pas seulement insultant, mais peut également les projeter dans une vie d’ auto - objectification, ce qui, selon un rapport de l’Association Américaine de Psychologie dans La sexualisation des fillettes, peut mener à une image déformée de son corps, a une estime de soi plus basse, a des troubles du comportement alimentaires et une dépression. Tandis que je réalise le plaisir ( et l’importance ) de laisser les petites filles ( et les garcons ) s’habiller, jouer avec du maquillage et faire semblant d’être adulte, je comprends aussi qu’il y a une différence entre s’approprier sa sexualité et être sexualisé.

Ces costumes montrent les petites filles dans de vrais métiers ( policières ou pompiers ), mais dans des vêtements irréalistes, qui les sexualisent.

Donc, si nous voulons vraiment que nos filles ne pensent pas que l’indépendance d’une femme se trouvent dans les mensurations de leurs seins, leur taille, leur thigh gap et leur langue tirée, alors nous devons, en tant que société, arrêter de restreindre leur imagination en ne montrant que des versions figées de leur futur.

L

samedi 12 octobre 2013

Je sais tout.

Je sais tout, ça résume très bien l'état d'esprit des extrémistes.
Je sais tout, et surtout, je vais t'apprendre, toi, la conne "pas informée".
Parce qu'évidemment, ne pas être dans le maternage proximal, pour elles, c'est être "mal informée". Toujours.
Evidemment, hein. Il y a donc elles, l'élite, les"culturées" comme dirait Mr Simpson, les intelligentes bien informées qui ont fait le bon choix, toujours.
Et les autres, les bécasses, même que si elles savaient, elles feraient tout pareil que nous, mais elles sont trop bêtes! Elles se posent toujours en victimes, toujours culpabilisées, alors que non, non, non, nous ne nous sentons pas supérieures, nous informons, c'est tout.
Dire que vous donnez de la merde à vos gamins, que vous allez leur refiler le cancer avec vos couches Pampers et que les promener en poussette les rendra asociaux, c'est de l'information, c'est tout.
Que les vaccins sont de dangereux cocktail, associant autisme et neurones détraquées, ce ne sont absolument pas des théories du complot fumeuses et obscurantistes, non, non, non.
Et c'est tellement moins fatiguant, plus humble, que de laisser les autres vivre LEUR vie, sans s'en mêler. Et c'est tellement plus difficile que de reconnaitre qu'on a merdé, qu'on ne se sent pas si bonne mère que ça, et qu'on aurait besoin juste de soutien et de sourire, au lieu de s'enfoncer toujours plus profondément dans un rôle de mère pseudo idéale, mais oh combien rassurant...
Bref, moi, je vous tendrais bien la main à condition que le bâton se brise !
 
L
 
 

Doulas, accouchement "naturel", utérus magique et placenta sacré .


Déjà, enceinte, la troupe des extrémistes est plus que claire : être enceinte, c'est mer-vei-lleux.
Tu te sens teeeellement plus femme, tellement heureuse de porter la viiiie, béatitude, plantes vertes et pommes roses tellement tout va biiiien .
 
Bisounours. Elle, elle fait du yoga prénatal, elle mange bio, elle se masse le bide tout les soirs, elle communique avec le bébé grâce à l'haptonomie chez sa doula, elle ne va évidemment JAMAIS voir ces connards de gynécos qui veulent toujours faire des examens pas du tout utiles, hein, même qu'ils y connaissent rien ( ils n'ont jamais été sur doctissimo.com, la preuve ).
 
Même la sage femme est scrutée d'un œil méfiant : c'est quoi, cet examen, est ce que l'OMS le recommande, hein, d'abord?
 
Elle rédige un plan de naissance à la lettre, sans un doute, sans une seule remise en question, elle a tout prévu, si c'est naturel, ça ne PEUT PAS merder.
 
Le naturel a TOUJOURS raison, et elle, elle a bien apprit sa leçon : l'accouchement, ça ne fait pas mal, jamais, parfois un peu, mais c'est une belle douleur rose bonbon qui sent le caramel.
 
Elle s'abreuve de vidéos : "Magical naturel childbirth" "Waterhomebirth with my doula"...
 
Et même si t'as mal, jamais de péridurale, tu intoxiquerais ton enfant, tu ferais une terrible hémorragie, n'y pense pas, malheureuse : on te volerait ton accouchement, fini le label Bio, fini!
 
Tu ne sentirais plus rien du tout! Accoucher sous péridurale, elles le disent bien sur les forums spécialisés, c'est pas un "vrai" accouchement, c'est mal, c'est chimique, beurk, pas beau.
 
C'est pour les "pas informées", ça. Tu pensais, avant de leur causer, aux extrémistes, qu'un accouchement n'était pas moins beau avec une anesthésie ? Qu'une césarienne pouvait être bien vécue? Qu'une épisio, c'est pas si grave? Qu'un premier biberon n'est pas moins émouvant qu'une première tétée ? Tu t'es lourdement trompée.
 
Tu pensais que la douleur d'un accouchement était digne d'être soulagée si tu en faisais la demande, que ça ne ferait pas de toi une mauvaise mère, ni un monstre qui abandonne son bébé dans l'épreuve du travail? Pauvre naïve..
 
L
 
 

Vous échouerez...

Vous échouerez.

 Quoi qu'il arrive.

Parce que la perfection n'est pas de ce monde.
Parce que souvent, même si l'on croit le défendre, l'enfant est le grand oublié des parents qui se lancent des pierres à la gueule....

L'enfant, avant tout, avant même de naitre, il est unique : il n'est pas vous, et ne le sera jamais.
Il a sa personnalité, son physique, il est déjà lui.
Il n'est pas votre pantin en représentation, ni votre faire valoir.
Il est votre enfant.
Et c'est à vous de l'écouter, réellement.
Et ça ne s'apprend pas dans les livres...

On veux toutes être des mères idéales, réussir, ne pas voir l'adorable bébé devenir un adolescent perdu, ingrat, agressif, ignare, la grande frayeur des parents actuels, ça. Les cadrer, les éduquer, les façonner. Des petits modèles éducatifs, tout droit sortis des méthodes psys et des fantasmes d'enfants parfaits, toujours en avance sur leurs petits camarades, jamais tombés dans les affres de MC Do et d'Hello Kitty, jamais ce ne sera avoué, bien sûr. Jamais, jamais. Nouveau tabou .
Je ne projette rien sur mon gamin, je l'élève.
 
Mais la mère idéale est une légende. Aucune mère n'est idéale, parce qu'elle est humaine, pas un livre, pas une méthode, pas un modèle : une humaine. Qui ressent. Donc imparfaite par nature.

On ne résume pas la maternité à "l'information", ou "l'instinct", à des dichotomies, des divisons brutales, des camps toujours plus fermés de mères qui se haïssent, se jugent constamment, se grognent dessus, de Facebook en forums...
 
Vos conditions de vie ne sont pas celles des autres. Votre fric n'est pas le leur. Vos passés ne sont pas les mêmes. Vos cerveaux non plus. Même vos culs ne sont pas les mêmes. Rien n'est jamais tout noir, ou tout blanc.

Prenez garde à l'enfant qui grandi, parce qu'il faudra aussi s'adresser à lui autrement...
Et que la toute puissance prendra fin.

L
 
 

Des parents comme les autres.


Ce serait bien d'arrêter de mettre l'homoparentalité sur le tapis dès qu'on parle de parents hétérosexuels abusifs.
En les comparant, certain(es) sont trop souvent tenté(s) de les mettre sur un piédestal, parce que différents de la norme hétérosexuelle, parce que souvent rejetés, parce qu'on ne veut pas paraitre intolérant et c'est compréhensible.
Mais ils sont humains, comme vous, et en agissant ainsi, en agissant différemment même dans vos mots, vous ne les considérez pas comme des hommes et femmes comme vous, mais comme des "exceptions", des gens bizarres.
Et ils n'en sont pas.
Je ne vois pas pourquoi les parents homos seraient meilleurs que les autres, sans faille et sans reproche.
Les parents parfaits n'existent définitivement pas...
 
L
 
 

jeudi 10 octobre 2013

Rester une femme











J'ai illustré avec cette photo, un peu caricaturale, les talons, mais je reconnais que je n'avais simplement pas d'autres idées.. Ne m'en voulez pas!

Une des choses qui m'ont le plus tenue à coeur, après la naissance de mon bébé, c'était garder ma féminité, même si je ne suis pas très attachée à ce terme. Certes, socialement construite, pas naturelle (ni le maquillage,ni les jolis vêtements ne sont naturels,vous en conviendrez). Je ne remets ici en cause personne, je ne parle que de mon expérience personnelle. 


Mes moments de calme, de confiance en moi, ont été ceux là. Me coiffer joliment, m'acheter une robe, des chaussures, colorer mes lèvres de rouge ou de rose. Me parfumer. Même me démaquiller, appliquer de la crème sur mon corps désormais différent, continuer à le soigner et l'aimer malgré tout.
Continuer à me sentir séduisante, jolie, soignée. Sourire au miroir, passer une heure à se faire masser. Et accepter le nouveau reflet, sans angoisse.

Un petit peu d'égoïsme, dirons certaines. J'aurais pu arrêter totalement tout ça, ne plus mettre un sou dans un blush ou un mascara, après tout, ce n'est pas vital, la mère devrait toujours se sacrifier et ne plus penser à elle. Mais qu'est ce que le "vital", sans une part de plaisir? Qu'est ce qu'une bonne maman qui ne se fait jamais plaisir? Avec un livre, une pâtisserie, une sortie entre amis, que sais-je... 
S'occuper de soi, c'est aussi, un peu, prendre soin des autres. Et je ne parle pas que de soins physique, s'accorder un peu de temps, c'est prendre soin de soi, chacun-e a sa façon de faire, la mienne, c'est celle-là. 

Que faites vous,de votre côté? 

L

Aux "trop occupés"...






Oui, oui, peut-être toi d'ailleurs? Où, peut-être bien aussi que dans ce texte, tu vas te reconnaitre parce que toi aussi, après la naissance de ton-tes enfant-s,tu n'a plus existé.

A vous, les "trop occupés" pour venir me voir, quand, enceinte, j'ai été arrêtée et alitée près de 6 semaines. 

A vous, les "trop occupés" pour venir apporter une boite de chocolat à la maternité. Ou même venir les mains vides, juste venir, puisque vous êtes des "amis", pas vrai? Et pourtant, les visites, c'était 13h-20h, sur près de 3 jours de séjour. Et pourtant, je le sais, c'était sur votre chemin. Et j'étais une "amie". Celle dont vous avez "liké" les photos du ventre sur Facebook. Aux "trop occupés"... celle que vous avez platement félicitée à l'annonce. Mais facebook, c'est simple, rapide, virtuel. Et pas suffisant!

A vous,les "trop occupés" pour téléphoner, envoyer un message, une carte postale, un sms, n'importe quoi. Ou même y répondre, puisque vous êtes des "amis", non?..
Des "amis" si débordés par une vie d'étudiants... 

A vous, les "trop occupés" pour passer à la maison, boire un coup et constater que je suis toujours la même : je me marre devant des séries débiles, j'adore danser, et y'a toujours autant de sorbets aux fruits dans mon congélo. Mais, c'est vrai, vous êtes "occupés", les "amis". Et c'est vrai,j'ai un bébé. Et il ne passera jamais après vous, parce que mon rôle de mère est de le protéger, parce que vous auriez du avoir la maturité de le comprendre. Et que votre rôle d'amis était d'être présents à mes côtés, parce que j'en avais besoin. Parce que je suis infiniment déçue. 

A vous, les "trop occupés" pour entretenir et conserver une amitié longue de 4, 5, parfois 7 ans, parce qu'il se trouve que votre "amie" est devenue maman, et que OUI, elle n'a plus autant le temps qu'avant de sortir le soir, picoler, trainer jusqu'à pas d'heure. Oui, elle a des responsabilités différentes des votres. Mais qu'un peu de compagnie, de l'amitié, vous savez, c'est vraiment agréable. Qu'un bébé, ça ne m'a pas changée, pas tant que ça. Je reste une jeune femme sympa, marrante, qui vous aime. 
Je sais que rien ne reviendra "comme avant", parce que j'ai été foutue aux oubliettes, terminé, basta. Votre vie, vous la faites sans moi,désormais...

Billet pas très gai. 

"L"

samedi 5 octobre 2013

Comment cela se passe ici ?



Nous sommes 4 mamans, différentes, par nos âges, par nos histoires, par nos vies.


Nous avons aussi des vécus "maternité" différents. Nos points de vues souvent se ressemblent, parfois s'opposent, mais nous sommes toutes les 4 convaincues que les ressemblances, comme les différences sont les forces d'une communauté de femmes respectueuse du choix de chacune et qui veulent se soutenir les unes les autres.



"H : maman d'une trentaine d'années de 2 enfants. 


Je n'ai allaité aucun de mes 2 enfants, j'ai connu un accouchement classique, sous péridurale, et un autre naturel, tous deux, à l'hôpital.

J'ai pratiqué/pratique le cododo, je ne porte pas mes enfants en écharpe, et je suis maman au foyer depuis la naissance de mon grand, par choix, par conviction. 

Je pratique, du mieux que je peux l'éducation non violente.

Très touchée par la cause des femmes, je suis convaincue que du bien-être de la mère, et du père également, découlera celui des enfants."

"L : 21 ans, un bébé d'1 an, toujours allaité, en mixte. A accouché sous péridurale, mais en garde un joli souvenir. Féministe convaincue, j'en ai marre de constater que la maternité sert trop souvent d'outil d'oppression, même entre mères."

"Moi c'est Quatre. 22 ans, une princesse de cinq ans, un petit prince de 19 mois (au moment où j'écris ce texte). La maternité, qui coïncide avec mon entrée dans l'âge adulte, n'a pas été facile. Les dépressions post-partum, le sentiment de culpabilité qui étrangle jusqu'à nous faire taire, le burnout maternel, était la partie immergée de l'iceberg. Vu de l'extérieur je suis : une maman plutôt nature - j'entends des dents crisser - pro-physiologie, pro-allaitement, pro-toutskevousvoulez. Mais surtout "anti-rien". Défendre l'allaitement peut se faire autrement qu'en dévalorisant le biberon."

"Je suis O. Nouvelle recrue, je m'accorde une petite période d'essai au sein des Vengeuses masquées.
 J'ai 32 ans, une petite fille de plus de 2 ans et demi.
 Des convictions, des idées, des interrogations ..... plutôt mixte dans mes choix, rien de bien défini si  ce n'est une chose: chaque décision que je prends est prise en mon âme et conscience.
Bien qu'impulsive je redescends vite ....
... même si je peux aborder un discourt tranché (voire tranchant .... ).
Ce que je déteste le plus? Les avis à l'emporte-pièce, sans argumentation ... les généralités sans prise en compte des individualités. Les attaques gratuites.
Je suis Pro-choix avant tout, pour moi l'important résidant dans le fait que l'enfant ai ses besoins comblés en matière d'affection, sécurité, alimentation, soin et éducation. Du moment que cet enfant est épanoui et ne manque de "rien", peut importe la manière."