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jeudi 6 mars 2014

Réflexion sur le rôle de mère..







Alors qu'O vous postait la question sur notre page Facebook "qu'est ce qu'être mère?", je posais la même question sur un groupe de débat, mais partant d'un autre postulat (Peut-on dire qu'être mère se résume à s'occuper de son enfant? Peut-on, dès lors, qualifier une mère qui travaille de mère "à temps partiel"?)

Je me rends compte que cette définition de la mère qui agit, qui prédomine sur celle de la mère qui est, me laisse pantoise.


Être maman c'est, pour moi, bien plus que répondre à leurs besoins primaires. Être parent. c'est tenir une vie dans sa main. Ce n'est pas éduquer, c'est accompagner. Ce n'est pas élever, c'est aider à s'élever. 

Être mère c'est tenter de donner à nos enfants le goût du bonheur, leur faire découvrir la vie a travers notre regard, nos valeurs. Les laisser libre de les rejeter, mais leur transmettre, toujours. 

Être mère c'est être suffisamment forte que pour se remettre en question, pour soigner nos blessures et leur donner confiance en la vie par l'exemple. Être mère, c'est leur montrer qu'ils sont le centre de notre univers, et qu'autour de ce centre gravitent une quantité d'éléments avec lesquels il faudra composer. Être mère c'est s'élever en même temps qu'on les aide à s'élever. Se découvrir à travers eux des nouvelles passions, des nouvelles priorités. Garder son esprit critique et leur transmettre.

Être mère c'était mon but, ma mission lorsque j'ai décidé de le devenir. Et c'est tellement plus que remplir un réservoir affectif. C'est tenter de transformer le monde pour eux, c'est tenter de leur donner les cartes en mains pour être heureux, dans le monde tel qu'il est.

Être mère, c'est accepter que la vie soit arbitraire. Et leur prouver que l'arbitraire ne les empêchera pas d'être heureux. C'est reléguer la toute puissance maternelle au rang de pathologie, pour rester consciente. Toujours.

Quatre

dimanche 20 octobre 2013

Informer pour allaiter?

Pourquoi sommes-nous si mal/si peu informées?
Pourquoi sommes-nous si peu préparées?
Pourquoi devons-nous parfois fouiller pour trouver les informations nécessaires?
Pourquoi est-ce présenté comme une manière "très simple" de nourrir notre bébé?

Oui, c'est naturel. Oui, c'est parfaitement adapté. Et alors?

Trouvez-vous qu'on parle trop d'allaitement?
Je trouve surtout qu'on en parle mal. Très mal. Trop mal.

On parle de ses bienfaits. Pour la mère. Pour le bébé. Et les difficultés, elles, ne sont jamais abordée.

Je vais oser le parallèle avec l'accouchement.
Si tu veux le tenter "sans péri" tu as plutôt intérêt à :

- Savoir que cela fait mal
- Savoir ce qu'est la phase de désespérance (Ce court moment, durant l'accouchement, ou tu as l'impression de mourir tellement c'est intense)
- Savoir qu'il ne faut pas "gérer" mais accompagner la douleur.

Si on te dépeint l'accouchement comme quelque chose de tellement naturel et facile, il y a de fortes chances qu'après une heure de contractions, tu supplies pour avoir une péridurale car en fait, ça fait mal.

J'aimerais qu'on parle plus souvent d'allaitement, c'est vrai.

J'aimerais qu'on parle frein de langue du bébé. Des crevasses qui en résultent. Du bébé qui ne stimule pas assez.

J'aimerais qu'on parle relactation. Que les mères qui regrettent d'avoir sevré sachent que, même si c'est un sacré parcours, il peut-être possible de revenir en arrière.

J'aimerais qu'on parle thyroïde. Pour que la mère en insuffisance thyroïdienne ne se sente pas perdue entre son bébé qui a faim et les pros qui lui disent "Sauf rares cas médicaux, toutes les mères ont assez de lait".

J'aimerais qu'on parle de ces rares cas médicaux, qu'on les énumère, pour que chaque problème potentiel puisse trouver une solution. 

J'aimerais qu'on parle rythme. Avec sincérité. Que le rythme est différent. Que l'enfant n'est pas un fardeau. Qu'on doit souvent faire des compromis, mais que ça en vaut la peine. Et qu'on puisse l'expliquer de manière douce, et non pas comme une tare.

J'aimerais que des relais soient organisés. Qu'à une maman démunie par la fatigue, on ne réponde pas "Gallia" ou "NanPro2". Je comprends qu'un pédiatre n'ait pas le temps de rassurer une maman.
Mais j'aimerais que le pédiatre puisse rediriger cette maman.

Pas pour que les femmes soient plus nombreuses à allaiter, mais pour que celles qui le veulent ne se voient pas obligées de sevrer.

Quatre,
Un peu amère, mais qui compte devenir sage femme. Et consultante IBCLC. Pour changer - un peu, à son niveau - les choses.



Eux se battent pour que  les professionnels soient mieux formés:

https://www.facebook.com/pages/Droit-au-Soutien-à-lAllaitement-Maternel/337704586329062?ref=ts&fref=ts

La pétition est ici:
 http://www.mesopinions.com/petition/sante/droit-soutien-allaitement-maternel/9662

mercredi 16 octobre 2013

Si je voulais vous parler d'allaitement



Si je voulais vous parler d'allaitement...



Je vous raconterais ce premier allaitement. Que je pensais naturel. Cette première tétée que j'ai forcé en pensant que bébé devait téter au plus vite après sa naissance (au plus vite = quand il le demande)
Cette mauvaise position de sa bouche. Mes doutes. Mes multiples appels aux sages-femmes, durant la nuit. Les crevasses. Le sang et la douleur. Les dents serrées car j'avais dit que j'allaiterais. Que ça me semblait "normal". Juste normal. Elle devait être à mon sein, je ne la voyais pas avec un biberon en bouche, pas si tôt en tout cas. 
A ce moment là, j'avais dix-sept ans, première expérience de la maternité, peu d'amies autour de moi, aucune maman.
J'ai tenu bon. Et finalement, la position m'est devenue plus naturelle, plus freestyle et j'ai découvert les joies.

La joie de dormir une nuit complète malgré un tout petit bébé (cododo peau à peau). La facilité, le confort. Mais vraiment aucune euphorie. Aucun état merveilleux qu'on m'avait décrit. Aucun dégoût non plus. J'ai continué.

Ma belle sœur a accouché deux mois après. Quand son petit est passé au biberon, je me suis posée la question d'arrêter ou non. N'étant pas "touchée par cette euphorie de l'allaitement" (lololol) j'ai pensé que je ne devais pas être faite pour allaiter. J'ai demandé à mon compagnon son avis. Il me suivait même si je passais au biberon.
J'ai continué.


Je n'ai allaité que 7 mois au final. Ma fille tétait souvent, je pensais ne pas avoir beaucoup de lait (c'est bien possible, j'étais en hypothyroïdie, et personne n'avait semblé bon de me dire à quel point cela pouvait influencer l'allaitement, on préférait dire que le "manque de lait n'existe pas".) Elle a passé 4 jours chez ma maman (grosse grippe pour nous, nous étions incapable de nous en occuper). Revenue, habituée au biberon, moi je n'avais pas tiré mon lait. Plus rien ou presque. J'ai arrêté.



Pour le nain, c'était différent.

Je savais pourquoi j'allais allaiter. Pas pour le côté merveilleux, ni pour la santé. Simplement parce que ce geste m'est normal. 
Et pourtant.,. L'allaitement était génial (sauf quand il mordait, premières dents à cinq mois). Tétées bien espacées dès le début, plus rapprochées ensuite (oui, le RGO a un peu gâché le truc).  
Pas de crevasses, malgré des positions plus que freestyle (le sein s'habitue et nous apprenons :-) ) du cododo à gogo, des sourires pendant la tétée, une manière de s'enfouir comme un petit animal pendant la tétée juste adorable, des éclats de rire pendant la tétée, et surtout, ce moment ou il était encore "mon petit bébé". J'ai adoré.


Un allaitement n'est pas l'autre. Cela peut être difficile, cela peut être évident, d'un moment à un autre.
Un conseil approprié, une présence au moment M, une écoute simplement, pour redonner confiance.. Peuvent sauver un allaitement \o/


( Likez cette page et vous sauverez dix petits allaitements dans le monde :o) )

Quatre

dimanche 13 octobre 2013

Au delà du supportable pour mes nerfs : Quand l'homophobie me dégoute.





Hier, je suis sortie. Cela faisait très longtemps que je n'étais plus sortie en soirée (environ 3 ans je pense).. Manque de temps, d'envie,.. Bref.

Hier ce n'était pas pareil, ma petite sœur fêtait ses dix-huit ans, ma sœur aînée et mon beau frère avaient fait un long chemin pour venir également et la perspective d'aller danser avec mes sœurs était particulièrement grisante.

Ma petite sœur, elle a 18 ans. Si je devais vous parler d'elle.. Je vous dirais qu'elle est parfois capricieuse et un peu barrée. (C'estDeFamilleToussa..) Je vous dirais aussi que c'est une chouette petite nana. Qui termine sa dernière année d'études, vit seule, par choix, depuis ses 16 ans et travaille également les week-end. Une petit nana, super mignonne, un joli visage de Pin-Up, un style vestimentaire très élégant (tailleur, robes, ..), un corps menu et une forte poitrine. Une poupée! Tellement jolie que je rêverais de vous la "présenter" en photo. Tellement jolie qu'elle ne laisse pas les hommes indifférents.. Ni les femmes! Et c'est tant mieux, puisqu'elle les préfère aux hommes.

Elle est homosexuelle.
Elle avait treize ans, lorsqu'elle a fait son coming out. Coming out très mal vécu par mon homophobe de père, chez qui elle vivait, à l'époque. Très bien accepté, très bien vécu par ma maman, et par nous, ses nombreux frères et sœurs. 

Hier, nous sommes donc sorties, dans un quartier assez connu pour ses nombreux bar dansants. Nous sommes entrés dans l'un deux. Un couple hétéro (ma sœur aînée et son compagnon), ma petite sœur, deux de ses amis. L'ambiance y était bonne, nous y dansions, nous consommions, nous étions respectueux. Tout se passait bien.

Dix minutes plus tard, ses amies (deux couples lesbiens) sont arrivées devant le bar. Lorsque je leur ai proposé d'entrer, elles m'ont prévenues que cela ne passerait pas. Le videur est homophobe.

Mouais. D'accord. Bon les filles, il m'a laissée entrer il y a dix minutes, on va entrer toutes ensembles, pour qu'il voit que vous m'accompagnez.
Je marche fièrement, direction la porte d'entrée, souris au videur, suivie de ma troupe.

Là où ça coince..
C'est que je suis entrée, sans soucis, et les copines se sont vues refuser l'entrée.

Ulcérée, je vais chercher ma petite sœur en lui demandant de quitter tout de suite ce bar aux videurs homophobes. Elle décide d'aller discuter avec les videurs, pour comprendre.

En vrac.. 
"Nous n'avons pas à justifier nos décisions"
"Si on refuse, on refuse et point barre"
"Si ça ne vous plait pas, cassez-vous"

J'ai tenté de discuter avec eux. Je m'exprime bien, j'arrive généralement à faire comprendre mes idées sans heurter.. Mais là je n'ai pas pu.
Face à ces deux armoires à glaces, black, l'air patibulaire, le physique de catcheur pour l'un, de boxeur pour l'autre, non je n'ai pas pu.

La où ça coince..
C'est que je ne supporte pas l'intolérance. Et je supporte encore moins la discrimination. Là où ça coince, c'est que non seulement d'être au delà du supportable pour moi, il m'est encore moins supportable de ne pas agir. Là où ça coince, c'est que des beaux discours, c'est bien, des actes, c'est mieux. Là où ça coince, c'est que si je peux supporter l'idée qu'une personne soit homophobe (liberté de penser, toussa) je ne peux pas supporter qu'elle impose son homophobie en privant quelqu'un de ses droits. Là où ça coince, c'est que j'ai essayé de leur expliquer durant deux minutes, que les opines étaient des êtres humains comme les autres, qu'elles allaient consommer, respecter, danser, comme tout le monde. Là où ça coince, c'est que face à leurs regards dédaigneux, mes nerfs ont lâché.

Littéralement.

Et Quatre, la gentille, la douce, l'empathique, la respectueuse, a disparu. Ils ont subi ma colère, mes quolibets, ma rage. Je leur ai dit (lire "hurlé") que quatre ans auparavant, j'avais été violée, et que mon agresseur était de couleur noire. Et que JAMAIS je ne ferais de discrimination sur base d'une couleur. Que si EUX étaient entré dans mon bar (je suis barmaid, j'ai donc pouvoir décisionnel sur qui entre, ou pas, dans l'établissement ou je travaille) je les aurais accueilli comme n'importe quel client, avec le sourire et la gentillesse. Que ma petite sœur, qu'ils avaient laissé entrer, bien que très féminine était également lesbienne. Que leur discrimination était intolérable. Et puis qu'ils étaient des }*}^#^#^} et des ##*++^\~#! Et des !(&(&;}+#+#*#. (Je ne me croyais ps si vulgaire)

Nous sommes donc parties dans un autre bar. Population exclusivement africaine, et nous ne nous sommes pas fait refuser le droit d'entrée. 
J'ai refusé d'y rester. Parce qu'il n'y avait que des hommes (et comme je suis en couple, je ne m'autorise qu'à danser avec des filles). Pas parce qu'ils étaient black, comme les videurs qui nous avaient refusé le droit d'entrée.

Les erreurs des uns ne me feront pas détester les autres. Dommage que ces videurs n'aient pas pensé comme moi...


Quatre (qui va tenter de pousser sa petite sœur à porter plainte et à déposer un signalement au centre pour l'égalité des chances) (Et qui n'arrête pas de pleurer depuis hier, putains de gens!)

http://www.diversite.be/?action=onderdeel&onderdeel=289&titel=Agir+contre+les+discriminations+basées+sur+l’orientation+sexuelle

jeudi 10 octobre 2013

Laissez-nous tranquille, mon égoïsme et moi.







Lorsque j'ai choisi d'avoir ma fille, c'était par pur égoïsme : Je ne me voyais pas heureuse sans enfants.
En même temps, à part "préserver ma pérennité de l'espèce" (qui n'en a pas besoin..) je n'ai pas encore trouvé, à ce jour, de raisons d'altruistes d'en faire.

Égoïstement, je l'ai prise dans mon lit la nuit. Cela me rassurait. (Elle aussi, mais il y avait d'autres manières de le faire).
Égoïstement, je dormais seins nus. Pour ne pas subir ses réveils nocturnes. ;-)
Égoïstement, j'ai donné des petits pots, c'était moins de travail.
Égoïstement, je ne l'ai pas portée en écharpe, j'ai préféré utiliser nos finances autrement. ;-)
Égoïstement, je suis restée au foyer, je voulais la voir grandir.
Égoïstement, j'ai repris le travail lorsqu'elle avait deux ans.
Un an plus tard, je tombais enceinte, ce n'était pas voulu.
Égoïstement, je l'ai gardé, car je ne me sentais pas capable d'avorter.
Égoïstement, j'en ai profité, parce que j'adore être enceinte.
Égoïstement, j'ai fait une amniocentese, car les risques d'handicap étaient présents. Et que je ne me voyais pas élever un enfant différent.
Égoïstement, je n'ai pas été à la consultation pour l'anesthésie péridurale. Ainsi, je ne pouvais pas en bénéficier lors de l'accouchement. Quitte a faire subir une anesthésie générale à mon bébé en cas de soucis durant l'accouchement.
Égoïstement, je l'ai allaité, car j'adorais cela. 
Égoïstement, je l'ai porté, pour ne pas subir ses pleurs à longueur de journée.
Égoïstement, je l'ai laissé pleuré quand je n'en pouvais plus.


Tous mes choix de mères sont égoïstes. Que ce soit celui du "dessin-animé-matinal-car-j'ai-la-tête-dans-le-fion", ou celui de "l'allaitement-car-je-culpabilise-quand-je-donne-un-biberon".



Maintenant que j'ai confessé mes pêchés, je peux vivre en paix avec mon égoïsme?
Merci.



PS : J'aurais pu faire cet article version "altruiste", en utilisant les mêmes faits, avec les autres raisons qui ont motivé ces choix, mais ça ne me parlait pas. Et l'écrire comme cela me semblait être une bonne manière de démontrer que finalement, la critique d'un acte ne peut conduire à critiquer l'intention.

Quatre

samedi 5 octobre 2013

Nichon, biberon et culpabilisation






Allaitante convaincue de mes choix, et surtout convaincue de l’importance que cela soit un choix, je défendais ma propre paroisse, tout en gardant un œil plein de tendresses envers celles qui n’ont pas fait les mêmes choix que moi. Jamais je n’ai jugé une mère qui décide de donner le biberon.
Force est de constater que la culpabilisation est l’arme utilisée par les deux camps (allaitantes-"biberonnantes"), celui qui en sortira vainqueur obtiendra le diplôme de la meilleure manière d’être mère et 100.000 euros à la clef. Ah non? Pourquoi tant de verve alors? Nous allons essayer, non pas de comprendre, mais simplement d’observer ensembles ces mécanismes différents.

Ces mères qui allaitent..

Subissent une énorme pression, pression sociétaire, pression de la norme, pression des professionnels de santé..

Tonton Robert qui est persuadé qu’allaiter en publique s’apparente à de l’exhibitionniste.
Belle-Maman chérie qui ne jure que par l’éducation à l’ancienne.
Meilleure copine qui a eu un bébé sangsue, qui tétait 50 fois par jour en lui lacérant les tétons, qui jurera qu’allaiter équivaut à devenir esclave.
Chéri qui pense que l’allaitement c’est bien, mais qui aimerait bien récupérer ses jouets.
La pédiatre qui trouvera toujours un lien avec ton lait lorsque ton enfant à un problème (RGO = tu le gaves, faible prise poids = pas de lait, forte prise de poids = trop de lait, pic de croissance = plus de lait, liste malheureusement exhaustive..)
Certaines extrémistes du biberon qui ne manqueront pas de te dire que l'allaitement d'un bambin c'est malsain et irrespectueux, que le cododo c'est un grand risque de MSN, qu'allaiter en public s'apparente à de l'exhibitionnisme.


Face à ces charmants détracteurs de l’allaitement maternel, la maman doutera parfois, s’énervera souvent, pleurera de temps en temps, sèvrera rarement (mais un sevrage à contre cœur fait trop mal que pour accepter que cela arrive,

même rarement).
La mère qui allaite aura également de précieux alliés pour se 

En effet, les études sont nombreuses à prouver les bienfaits de l’allaitement maternel. Du coup, que tu choisisses l’allaitement pour son côté pratique, parce que t’as trop la flemme de préparer les biberons la nuit, parce que tu aimes la relation fusionnelle avec ton bébé, parce que tu veux profiter de ton 95D, tu pourras te draper dans ta dignité et répondre un « Je donne le meilleur pour mon bébé! ». Grosse veinarde! 

Ces mères qui choisissent le biberon




Subissent une énorme pression également.

Tata Julie qui maintient qu’elle a allaité tous ses enfants, jusqu’à cinq ans, y compris les quadruplés et sans problème.
Maman qui maintient qu’une mère doit se sacrifier pour son enfant.
Le pédiatre qui te regardera d’un œil accusateur en prononçant ces mots « Votre enfant est allergique aux protéines de lait de vache ». (Oui, pas de bol, il arrive que les parents qui donnent le biberon tombent sur les pédiatres pro-allaitement, et inversement pareil)
La voisine qui ne manquera pas de t’expliquer que ses enfants allaités n’étaient jamais malades (Quand ton bambin vient de faire son cinquième rhume suite à une poussée dentaire).
Et bien entendu, certaines extrémistes de l’allaitement qui ne manqueront pas de te faire remarquer à quel point ton choix est mauvais, à grand coup d’argumentations et expériences que tu n’as pas forcément envie d’entendre.

Sauf que la mère qui nourrit son bébé au biberon, derrière quelles études peut-elle se cacher pour réduire au silence ses détracteurs? Quel groupe de soutien pour partager ses mésaventures? A ma connaissance, aucun.

Je voulais vous dire, chères amies, quel que soit votre choix, que je vous admire. 
Vous avez été égoïstes, vous avec choisi de nourrir votre enfant de la manière qui vous convient le mieux! :-D

Ces "bâtardes" de l’allaitement

Vous qui subissez les pressions des deux clans, parce que vous allaitez en mixte, ou parce que le biberon que vous donnez n’a jamais été un choix.
N’hésitez pas à troller les psychorigides des deux clans, cela ne changera rien à votre situation, mais ça défoule! :o))


Comment cela se passe ici ?



Nous sommes 4 mamans, différentes, par nos âges, par nos histoires, par nos vies.


Nous avons aussi des vécus "maternité" différents. Nos points de vues souvent se ressemblent, parfois s'opposent, mais nous sommes toutes les 4 convaincues que les ressemblances, comme les différences sont les forces d'une communauté de femmes respectueuse du choix de chacune et qui veulent se soutenir les unes les autres.



"H : maman d'une trentaine d'années de 2 enfants. 


Je n'ai allaité aucun de mes 2 enfants, j'ai connu un accouchement classique, sous péridurale, et un autre naturel, tous deux, à l'hôpital.

J'ai pratiqué/pratique le cododo, je ne porte pas mes enfants en écharpe, et je suis maman au foyer depuis la naissance de mon grand, par choix, par conviction. 

Je pratique, du mieux que je peux l'éducation non violente.

Très touchée par la cause des femmes, je suis convaincue que du bien-être de la mère, et du père également, découlera celui des enfants."

"L : 21 ans, un bébé d'1 an, toujours allaité, en mixte. A accouché sous péridurale, mais en garde un joli souvenir. Féministe convaincue, j'en ai marre de constater que la maternité sert trop souvent d'outil d'oppression, même entre mères."

"Moi c'est Quatre. 22 ans, une princesse de cinq ans, un petit prince de 19 mois (au moment où j'écris ce texte). La maternité, qui coïncide avec mon entrée dans l'âge adulte, n'a pas été facile. Les dépressions post-partum, le sentiment de culpabilité qui étrangle jusqu'à nous faire taire, le burnout maternel, était la partie immergée de l'iceberg. Vu de l'extérieur je suis : une maman plutôt nature - j'entends des dents crisser - pro-physiologie, pro-allaitement, pro-toutskevousvoulez. Mais surtout "anti-rien". Défendre l'allaitement peut se faire autrement qu'en dévalorisant le biberon."

"Je suis O. Nouvelle recrue, je m'accorde une petite période d'essai au sein des Vengeuses masquées.
 J'ai 32 ans, une petite fille de plus de 2 ans et demi.
 Des convictions, des idées, des interrogations ..... plutôt mixte dans mes choix, rien de bien défini si  ce n'est une chose: chaque décision que je prends est prise en mon âme et conscience.
Bien qu'impulsive je redescends vite ....
... même si je peux aborder un discourt tranché (voire tranchant .... ).
Ce que je déteste le plus? Les avis à l'emporte-pièce, sans argumentation ... les généralités sans prise en compte des individualités. Les attaques gratuites.
Je suis Pro-choix avant tout, pour moi l'important résidant dans le fait que l'enfant ai ses besoins comblés en matière d'affection, sécurité, alimentation, soin et éducation. Du moment que cet enfant est épanoui et ne manque de "rien", peut importe la manière."