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dimanche 10 novembre 2013

La suffisance.

La suffisance...

Aujourd'hui encore, j'ai juste envie de dire : STOP...

Stop à la suffisance quand on parle éducation, lien mère/enfant... ...

Je n'en peux plus de lire des "il faut que", "y'a qu'à "...
Et je ne parle pas de nos mères, de nos belles-mères, non je parle de personnes que l'on connaît ni d'Eve ni d'Adam !

Ces personnes qui s'érigent en Evangiles du lien mère/enfant, qui ont LES méthodes, pas DES méthodes, non, celles qu'il FAUT appliquer, pour que TOI et TON enfant puissiez créer un lien...

Mais mon Dieu, mais quelle suffisance... donner des conseils, parler, s'ouvrir au dialogue, c'est empathique, c'est bienveillant... mais pas interroger du pourquoi on a fait ci ou ça, ne pas comprendre nos choix et s'en offusquer surtout...

Alors, globalement, quand on est bien dans nos baskets, ce genre de discours, mi- interrogatoire, mi- accusateur, ils nous énervent juste par la forme, le fond, ben on s'en fiche.

La majorité des mères, on est quand même suffisamment bonnes, on est quand même principalement dans le bon avec nos petits bouts, on est pour la plupart bienveillantes, aimantes, et il y'a des liens forts entre eux et nous...

Alors pourquoi faut-elles encore qu'elles viennent nous dire ce qu'on a fait de moins bon ?

Pourquoi si ce n'est pour s'auto-congratuler, ou se masturber intellectuellement ?

Elles n'ont pas peur, ne réfléchissent pas qu'elles peuvent un jour croiser sur leur chemin, une mère qui a un instant T de sa vie, galère un peu avec son enfant, et qu'elles finiraient par la déstabiliser complétement ?

C'est dingue, le grand écart qu'il se produit entre ce qu'elles prônent pour LES enfants, et ce qu'elles imposent aux mères lambda dans leurs discours, ça m'épate, et ça m'épatera toujours...

H

mardi 15 octobre 2013

Qui étaient-elles ?



Nos mères, belles-mères, grand-mères, tantes qui aujourd'hui sont tellement enclin à nous donner des "conseils", plus ou moins avisés sur notre rôle de mère ?

Qui étaient-elles, celles qui aujourd'hui trouvent que tu allaites bien trop longtemps ton bébé, que ton idée d'accoucher chez toi est de la folie, qui pensent que tes couches lavables sont une aliénation de la femme.

Qui étaient-elles, celles qui aujourd'hui t'estiment désinvestie car tu fais garder tes enfants pour aller travailler, voir même pour sortir et t'évader ?

Qui étaient-elles, celles qui te disent que ton enfant est peu habillé, ou trop, ou mal... ?

Qui étaient-elles celles qui te demandent ce qu'il a mangé, qui trouvent qu'il y'a trop de sucre, trop de gras, pas assez de légumes , qui te disent que les petits pots c'est dégueu, et que quand même, tu ne travailles pas, tu pourrais lui faire ses purées...?

Quelles mères étaient-elles, elles ? Quels conseils suivaient-elles ?

J'imagine, que, comme nous, elles suivaient les mouvances de leurs époques, j'imagine, que comme nous, aussi, elles faisaient du mieux qu'elles pouvaient.

Mais je me demande pourquoi, sachant ce qu'on vit, certaines de ces femmes n'hésitent pas à se montrer jugeantes, voir blessantes ?

Se comportaient-elles comme ça avec leurs pairs ?

J'imagine que oui... ou peut-être pas... mais je ne sais pas vous.. mais moi, dans le doute, j'ai envie de vous dire, que je vais continuer mon chemin de l'apprentissage du respect de l'autre et de la bienveillance.

Je vais continuer à faire tout mon possible pour ne pas juger les autres mères... pour plus tard ne pas être de "celles" qu'on aimerait éviter parfois en tant que nouvelle mère... nos mères, belles-mères, grand-mères, tantes... ;)

H
 

samedi 12 octobre 2013

Se faire confiance.

Se faire confiance.

Il est d'un principe d'éducation auquel je tiens particulièrement.

J'ai pour idée, pour conviction même que ne pas punir systématiquement l'enfant pour une bêtise faite, l'amènera à se confier, à parler des bêtises qu'il fera plutôt que de tout cacher et parfois risquer de se mettre en danger.

J'ai envie que mes enfants puissent venir m...e parler, se confier, m'avouer leurs erreurs.

J'ai envie qu'ils sachent que je serai là, que je ne serai pas intransigeante, que je serai à leur écoute.

Je n'ai pas envie qu'ils me craignent, qu'ils aient peur de perdre mon amour s'ils font des sottises.

J'ai envie qu'ils puissent avouer leurs fautes, leurs faiblesses, en sachant que je serai là, droite, stable, forte, pour les aider, à reprendre la bonne route, à corriger ce qu'il y'a à corriger, sans jamais les juger, sans jamais les effrayer.

Au-delà même d'être un principe éducatif, j'ai l'impression que c'est une manière de vivre. J'essaye la plupart du temps de me montrer suffisamment bienveillante, et non jugeante pour amener les gens à la confession, pour laisser la parole à l'Autre, le laisser être lui-même, sans artifices, sans paillettes, brut, nu.

Et je vais vous avouer donc pourquoi je vous confie cela, c'est tout simplement que je me suis retrouvée maintes fois surprise des tournures que prennent les discussions quand il s'agit de parler d'éducation bienveillante.

Parce que certaines femmes, qui prônent cette éducation de manière forte et vindicative ne laissent pas la place aux confessions. Elles n'entendent pas l'autre discours, celui des femmes qui avouent, qui confessent leurs faiblesses, leurs difficultés, et qui, maladroitement ou pas, ont besoin qu'on leur ouvre une porte, celle de l'écoute.

Une maman écoutée, rassurée, entourée de mots bienveillants et encourageants sera amené à se re-confier ultérieurement, à avouer ses difficultés, et voir, un jour à demander de l'aide.

Or, en général, ses femmes qui viennent dire à quels points , parfois elles n'ont d'autres solutions que la violence éducative sont souvent huées, montrées du doigts comme les pires mères au monde.

Et, pour moi, comme ça, on les a perdu. On les a perdu de la blogosphère et elles n'oseront plus jamais prendre la parole.

C'est comme foutre une claque à un gosse qui vient de t'avouer avoir casser un vase, la prochaine fois, il planquera les morceaux, quitte à se couper au passage...

J'aimera qu'un jour ces femmes-là, ces femmes qui prônent l'ENV, fassent ce parallèle.

Une femme écoutée, c'est un enfant sauvé.

  H.